Le maître polonais aborde à nouveau un sujet qui lui tient à cœur : la dimension spirituelle qui anime la quête solitaire des véritables artistes mais pas seulement ...

Krystian Lupa au Théâtre de la Colline à Paris, le 16 novembre 2015.
Krystian Lupa au Théâtre de la Colline à Paris, le 16 novembre 2015. © AFP / LOIC VENANCE

"Des arbres à abattre" ce spectacle, qui triompha au Festival d’Avignon 2015, marque le grand retour de Krystian Lupa à l’Odéon. Au cœur de la pièce, un dîner où toute l'élite artistique viennoise se retrouve, invitée par le personnage Auersberger (le sénile et prétentieux "successeur de Schönberg "). Le narrateur y assiste après 30 ans d'absence. Publiée en 1984, cette pièce valut à l’écrivain, Thomas Bernhard bien des ennuis. Au menu de cette pièce : hypocrite comédie des retrouvailles, horreur de soi-même et des autres auxquels on risque ressembler, honte et malaise devant un passé révolu, mais pas que ...

Krystian Lupa poursuit son dialogue de toute sa vie avec l'écrivain Thomas Bernhard et "Déjeuner chez Wittgenstein", un huis-clos de trois êtres en perpétuel décalage et un sujet qui l'a toujours intéressé : le statut de l'artiste dans la société, son rapport au monde, aux autres et à lui-même.

Traduction polonais : Michel Lisowski

Lire à ce sujet, sur France InterPortrait de Krystian Lupa dans le cadre du Festival d'Automne à Paris

Choix musicaux :

Tom Waits - Frank's wild Years - I'll be gone

Extraits du spectacle : "Des arbres à abattre"

  • Extrait 1 : le moment du Boléro par Maurice Ravel
  • Extrait 2 : le chant Cold Song par Henri Purcell

  • Archive Ina du 13 janvier 1947 : Antonin Artaud dans sa conférence au théâtre du Vieux Colombier
  • Archive Ina du 18 octobre 2010 : Lars Noren à propos des lieux choisis dans ses écrits
  • Archive Ina non datée : Thomas Bernhard à propos de la notion de rire dans ses pièces
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