Et si nos rêves étaient autre chose que l'expression de notre inconscient refoulé ? S'ils racontaient quelque chose de la société et de son fonctionnement ? En tous les cas, désormais les sciences sociales ne sont plus les grandes absentes dans l’histoire de l’étude savante du sommeil et du rêve.

Un homme recouvert par des Post it.
Un homme recouvert par des Post it. © Getty / Paul Harizan

Faire entrer le rêve dans le champ des sciences humaines, briser le monopole de la psychanalyse et permettre de relier les rêves aux expériences que les individus ont vécues dans le monde social tel est l'objectif de l'un des plus grands sociologues français, Bernard Lahire dans "L'interprétation sociologique des rêves" aux Editions de la Découverte. 

Pour le chercheur, dans un entretien du site expert ENS/DGESCO de sciences économiques et sociales : "La sociologie des rêves est une sociologie des soucis ou des préoccupations. Par ailleurs, le rêve reste incompréhensible si on l'isole comme un phénomène psychique totalement singulier, original, mystérieux. Les rêves ne sont qu'une forme d'expression parmi d'autres : la rêverie éveillée, l'écriture pour soi, le délire, le jeu, les interactions verbales informelles ou formelles, la création littéraire ou l'expression artistique, la pensée logique, etc. Impossible de comprendre le rêve si on ne le resitue pas dans un continuum expressif. C'est la communication de soi à soi qui apparaît comme l'une des grandes spécificités du rêve expliquant ses apparentes bizarreries, ses condensations, ses métaphores…"

Pastille sonore : Marie Darrieussecq

Choix musical : Bertrand Belin avec "Hypernuit"

Musique : John Lennon avec "#9 Dream (Rêve N°9)" 

Archives : 

  • Archive Ina du 2 décembre 1966 : Pierre Bourdieu à propos des origines sociales et les études 
  • Archive Ina du 19 décembre 1997 (au micro d’André Velter) : Daniel Arasse à propos du maniérisme en peinture

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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