Son instrument de travail au quotidien, c'est son corps. Nicolas Bouchaud raconte dans "Sauver le moment" (Actes Sud) le métier de comédien dans toutes ses facettes, de la relation au public, au rapport au texte. Alors que les théâtres sont fermés, le grand comédien se livre à une représentation exceptionnelle ce soir.

Nicolas Bouchaud, acteur de théâtre et auteur de "Sauver le moment" (Actes Sud. Collection : Le Temps du théâtre).
Nicolas Bouchaud, acteur de théâtre et auteur de "Sauver le moment" (Actes Sud. Collection : Le Temps du théâtre). © AFP / Joël Saget

Il a joué aussi bien du Shakespeare que du Ibsen, du Molière que du Thomas Bernhardt. Sous la gouverne de metteurs en scène comme Jean-François Sivadier ou Didier-Georges Gabily, ou dans ses propres mises en scène, le comédien-acteur Nicolas Bouchaud est à l'aise tant dans le registre comique que dans le tragique. Il se singularise dans l'art dramatique par sa capacité à donner le sentiment qu'il est le personnage, tout en étant à côté, laissant l'homme toujours transparaître derrière le rôle. Nicolas Bouchaud incarne ainsi dans son sens plein le mot "jouer". 

"Enfant de la balle", fils de deux comédiens, il a toujours été baigné dans l'univers du théâtre, de la scène et du jeu. Dans "Sauver le moment", il écrit sur sa propre pratique du métier de comédien, le travail de la voix, l'exigence de ne pas tricher, le rapport au spectateur, cet autre, présent, qui écoute et qu'il faut en même temps captiver. 

Il devait monter sur les planches au début du mois de janvier pour une mise en scène du texte "Maîtres anciens" de Thomas Bernhardt au Théâtre de la Bastille, déjà repoussée en juin dernier à cause du confinement. Le comédien, qui s'est caractérisé par son engagement dans la défense du statut des intermittents en 2014, et par ses prises de position contre la réforme des retraites notamment, analyse, avec une colère froide, l'absence de politique culturelle dans la crise sanitaire qui frappe la France depuis mars 2020. 

Ce soir, dans L'heure bleue, Nicolas Bouchaud revient sur son parcours de théâtre et ses souvenirs de spectacles, le drame de l'arrêt du monde de la culture avec le Covid-19 et la préparation au retour sur les planches. 

Musiques :

  • Joe Strummer and the Mescaleros: « Coma girl »
  • Bach: « L’art de la fugue » Contrapunctus 1 (Contrepoint 1) par Grigory Sokolov.
  • François & the Atlas Mountains : « Coucou » 

Archives

  • Archive Ina non identifiée : Antoine Vitez parle de la pédagogie traditionnelle en art dramatique 
  •  Archive Ina de février 1992 : Serge Daney évoque sa capacité de révolte contre la morale sociale

Générique Veridis Quo des Daft Punk 

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