Ce soir, dans l'Heure Bleue direction Port-au-Prince, là où beauté et misère se côtoient, là où violence et pauvreté évoluent dans un ballet sans cesse renouvelé.

Jalousie, l'un des plus grands bidonvilles d'Haïti a été peint dans un arc-en-ciel de couleurs psychédéliques il y a quelques années.
Jalousie, l'un des plus grands bidonvilles d'Haïti a été peint dans un arc-en-ciel de couleurs psychédéliques il y a quelques années. © Getty / © Nina Dietzel

Yanick Lahens occupe sur la scène littéraire haïtienne une position très singulière par son indépendance d’esprit et l’autorité que lui confèrent ses actions de terrain. Et c'est ainsi que dans "Douces déroutes" chez Sabine Wespieser éditeur l’auteure dresse un inventaire particulièrement négatif sans tomber dans un pessimisme dévastateur. Elle signe un polar dont l'intrigue est avant tout prétexte à montrer comment survit désormais Haïti, une île presque intégralement aux mains de criminels, un système politico-économique tout entier gangrené par la corruption et le chacun pour tous. 

Quand le poète James Noël s'aventure dans le roman, cela donne aux Editions Zulma, "Belle Merveille", qui, en Haïti, signale un événement extraordinaire, en bien ou en mal, comme lorsque la terre a tremblé le 12 janvier 2010. Survivant du tremblement de terre qui a dévasté Haïti, le narrateur relate le séisme amoureux de sa rencontre avec une Italienne bénévole d’une ONG. A travers leur histoire, l’écrivain porte un regard lucide et moqueur, notamment sur les absurdités de l’aide internationale.

Choix musical de Yannick Lahens : Wooly Saint-Louis avec "Blues tordu crochu"

Choix musical de James Noël : Manno Charlemagne avec "Oganizasyon mondyal"

Archives : 

  • Archive Ina du 6 janvier 2014 : Frankétienne à propos de la notion de spirale et son exploitation dans son travail 
  • Archive Ina du 10 mai 2007 : Edouard Glissant  à propos de l’esclavage et de la créolité 

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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