Ecrivain et philosophe, Régis Debray fait, avec"Bilan de faillite, acte de transmission et déconseille de suivre ses pas.

Le philosophe et écrivain Régis Debray, le 29 mars 2017 à Paris
Le philosophe et écrivain Régis Debray, le 29 mars 2017 à Paris © AFP / BERTRAND GUAY

Pour Régis Debray :

On est toujours en faillite par rapport à ses attentes, il y a toujours un écart entre ce qui est visé et ce qui est atteint. Dans mon cas, l’écart est tel que je me suis dit qu’il fallait le consigner par écrit. Mais je considère ne pas être seul responsable de ce hiatus entre l’intention et le résultat : le train du monde a déraillé par rapport à nos attentes.

"Bilan de faillite" publié aux Editions Gallimard, est, pour la forme, une lettre de Debray père à Debray fils, 16 ans, qui doit s’orienter dans sa vie et choisir une filière au lycée. Ce n'est pas un livre pour pleurer mais pour rire de lui-même, de ce qu'il est devenu. 

En creux, il nous livre surtout une analyse désabusée, celle d’un observateur qui contemple l’époque “avec le même étonnement qu’un buffet François Ier dans une salle à manger Ikea”. “Gaulliste d’extrême-gauche” selon ses propres mots, celui qui n’a pris part à mai 68, dénonce un “effacement du père” au profit du “pèze”. 

Pastille sonore : Pierre Nora 

Choix musicaux : Joan Baez : "Gracias à la vida"

Archives : 

Archive Ina du 19 mars 1941 (son dernier cours au Collège de France) : Paul Valéry aborde le refuge dans l’esthétique

Archive Ina de 1987 : Fidel Castro rend hommage au Che à l’occasion du 20ème anniversaire de sa mort

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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