Dans "Aimer Lawrence", Catherine Millet se penche sur le parcours d’un autre écrivain : L’anglais D. H. Lawrence, précurseur de l’évocation de la liberté et du plaisir féminin.

Catherine Millet à Paris le 11 juin 2014.
Catherine Millet à Paris le 11 juin 2014. © AFP / JOEL SAGET

"Aimer Lawrence" aux Editions Flammarion, est une exploration approfondie et très personnelle de la vie et de l’œuvre de l’auteur de "L’Amant de lady Chatterley". Catherine Millet en avait gardé cette image, qu’on a tous, celle d’un écrivain du plaisir féminin. Alors qu’en fait, il décrit très peu d’orgasmes mais beaucoup plus l’insatisfaction et la frustration des femmes. Comme dans "Dalí et moi", l'auteure raconte l’écrivain, son parcours nomade, les femmes libres qu’il connut et qui lui inspirèrent ses héroïnes, tout en se racontant elle-même. Elle l’analyse avec sa propre expérience et réciproquement, si bien que l’essai se rattache à sa trilogie autobiographique avec "La Vie sexuelle de Catherine M.", (qu'elle n'aurait peut-être pas écrit si elle s’était plongée plus jeune dans les livres de D. H. Lawrence ...), "Jour de souffrance" et "Une enfance de rêve". 

Pour Catherine Millet, quelqu’un qui a pu écrire comme il a écrit sur les sentiments et la sexualité des femmes, était forcément une personne qui les a écoutées avec beaucoup d’attention et de tendresse. D’ailleurs ça l’a secouée qu’un homme ait pu penser, pas seulement à l’accomplissement du désir, mais aussi à son ratage. A découvrir ce soir dans l'Heure Bleue. 

Pastille sonore : Daniel Templon 

Choix musicaux : Janis Joplin avec “ Cry” 

Extrait du disque Je suis fou de Dali de 1975 : Salvador Dali à propos de l’amour 

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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