"La poésie ne doit pas périr. Car alors, où serait l'espoir du monde ?"écrivait Léopold Sédar Senghor dans sa postface aux Éthiopiques.

Léopold Sedar Senghor le 5 mai 1964 à Paris
Léopold Sedar Senghor le 5 mai 1964 à Paris © Maxppp / Keystone Pictures USA/Newscom

Le 19ème Printemps des poètes aura lieu à Paris, et un peu partout en France, pour mettre à l’honneur les poètes et la poésie africaine jusqu’au 19 mars avec pour thématiques Afriques. Il est parrainé cette année par le cinéaste Abderrahmane Sissako et par le journaliste Soro Solo. Une 19ème édition qui sera placée sous le signe de la tolérance. Le Printemps des poètes est aussi l’occasion de se rappeler d’un grand nom de la littérature, Asli Erdogan, détenue en Turquie et "dont le jugement a été reporté au 14 mars", pendant que l’événement battra son plein.

Pour nos invités, la poésie a été pour Abderrahmane Sissako, des moments de tristesse ou d’amertume de sa vie, mais aussi un soutien. Elle a été comme une source qui irrigue l’âme pour à chaque fois l’aider à mieux repartir. En ces temps tumultueux, complexes, il pense à Marina Tsvétaïeva, poétesse russe dont les écrits l’ont souvent inspiré. Pour Soro Solo qui a contribué à changer l'image du continent africain grâce à son émission "L' Afrique enchantée", sur France Inter, ce sont les premières que sa mémoire a imprimées, celles de son village de Pokaha de la savane du Nord de la Côte-d’Ivoire. Elles lui ont été transmises dans trois espaces : celui des veillées de contes, celui du chant initiatique du "Nayogui" (La danse des Pré-adultes) et celui du "Kafouohou" (l’Initié Majeur), quant à Nimrod, philosophe, poète, romancier, essayiste, il vient de publier avec Bruno Doucey et Christian Poslaniec "120 nuances d'Afriques", aux Éditions Doucey, une anthologie, et surtout une invitation à découvrir les voix méconnues des poésies africaines.

Choix musical d’Abderahmane Sissako : "Four women" de Nina Simone par : Lisa Simone, Angélique Kidjo, Lizz Wright et Diane Reeves

Choix musical de Soro Solo : "Army arrangement" par Fela Kuti

Choix musical de Nimrod : "Mayingo. Fugue on Mayingo" extrait de l’album "Lambarena. Bach to Africa" par Pierre Akendengué, Hughes de Courson

  • Extrait de son "Discours de clôture de la conférence au Cercle Françafrique" du 20 novembre 1958 : Léopold Sédar Senghor à propos de la différence entre la culture française et la culture négro- africaine
  • Archive Ina du 25 février 1997 (au micro de Serge Daney - Microfilms) : Ousmane Sembène parle de la résistance africaine à la colonialisation à travers le cinéma, à l'occasion de la projection de son film "Sammori".

Générique : Veridis Quo des Daft Punk

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