Elle s’appelait Kim Kum-sun. Elle était l’une des infirmières de la Croix-Rouge de Pyongyang, chargée pendant une semaine de lui faire des piqûres de vitamines.

Claude Lanzmann le 21 mai 2017 lors d'une photocall pour le film 'Napalm' à la 70ème édition du Festival de Cannes à Cannes
Claude Lanzmann le 21 mai 2017 lors d'une photocall pour le film 'Napalm' à la 70ème édition du Festival de Cannes à Cannes © AFP / LOIC VENANCE

Dans "Le Lièvre de Patagonie", le roman de sa vie paru en 2009, le réalisateur de "Shoah", Claude Lanzmann, levait le voile sur une passion amoureuse platonique en Corée du Nord, en 1958. L'écrivain et cinéaste qui avait été membre des jeunesses communistes, s'y rendait avec une délégation d’intellectuels. Avec "Napalm", il raconte cette romance qui, à 91 ans, le bouleverse toujours.

Parce que "réaliser une fiction aurait été une trahison", Claude Lanzmann voulait à tout prix retourner sur le lieu de leur rencontre. Pour contourner la censure, il a dit aux autorités nord-coréennes que son documentaire concernait le taekwondo. Accompagné en permanence de policiers qui l'obligaient à filmer les mausolées des leadeurs nord-coréens, il a pu malgré tout aller tourner ce qu'il souhaitait comme par exemple des paysages, ou le pont où a eu lieu la fugace idylle. Au début du film, il rappelle, images d'archives à l'appui, que trois millions de litres de napalm ont été déversés par l'armée américaine entre 1950 et 1953 sur la Corée du Nord, "pays où le temps s'est arrêté".

Extraits de film : "Shoah" (1985) et "Napalm" (2017)

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