De retour en Anjou, l’académicienne y a revisité les lieux familiers de son enfance et questionné l’héritage républicain reçu de ses parents instituteurs, au milieu du siècle dernier. Et qui sait ? Pour mieux réinventer une République égalitaire, juste et sociale ?

Danièle Sallenave écrivaine française et membre de l’Académie française le 18 avril 2011 à Paris.
Danièle Sallenave écrivaine française et membre de l’Académie française le 18 avril 2011 à Paris. © AFP / MIGUEL MEDINA

Le pays des Mauges, près de Cholet, au sud, marqué par la guerre de Vendée. Au nord, en lisière de Loire-Atlan­ti­que, le Segréen, terre de Chouannerie. Et à l’est, Trélazé, la ville des ardoisiers, foyer d’anarcho-syndicalisme. C’est ce "triangle fatal" où elle a ses racines, que Danièle Sallenave a choisi d’explorer dans "L'églantine et le muguet" aux Editions Gallimard. Remise à l’honneur sous Vichy, la Fête du travail fut autrefois symbolisée par la rouge églantine avant de l’être par le muguet. Deux fleurs qui résument cet Ouest angevin, théâtre des guerres post-révolutionnaires puis, au XIXème siècle, des combats entre républicains et catholiques monarchistes.

Dans cet ouvrage, Danièle Sallenave veut rendre hommage à la République, à ses idéaux, mais aussi parler de ses zones d’ombre.

Pastille sonore : Amin Maalouf 

Choix musical : Henri Salvador avec "J’aimerais tant voir Syracuse" 

Archives :

  • Archive Ina du 21 février 1948 : Fernand Braudel à propos de l’histoire des civilisations
  • Archive Ina du 28 mai 1956 : Louis Aragon lit son poème "Ceux qui n’ont pas voulu se rendre"

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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