L'écrivain se trouve de son propre aveu, "obsédé par la mort depuis qu’il a refait sa vie avec une jeune femme". Mais pas seulement puisqu'il a solennellement promis à sa toute jeune fille qu’il ne disparaîtrait jamais.

Frédéric Beigbeder à Cannes  le 20 mai 2017
Frédéric Beigbeder à Cannes le 20 mai 2017 © AFP / Valery HACHE

Du coup, il a cherché, il a pratiqué le  journalisme gonzo. Quésaco ? C'est à la fois une méthode d'enquête et un style d'écriture ne prétendant pas à l'objectivité, le journaliste étant un des protagonistes de son reportage et opposé aux dogmes de neutralité subjective de la profession. Le résultat est "Une vie sans fin" sorti aux Editions Grasset. Frédéric Beigbeder a donc écrit un roman d'amour comme une enquête "gonzo" et inaugure un genre nouveau : la science-non-fiction. Pendant trois ans, l'écrivain est parti à la recherche de la vie éternelle en se documentant, en rencontrant des dizaines de personnalités à travers le monde, chercheurs, universitaires ou encore médecins, il s'est même fait "lasériser" le sang dans un centre médical de bien-être en Autriche. Un endroit réputé pour rebooster les organismes mal en point, c’est  paraît-il "le lieu de détox préféré de Vladimir Poutine, ou de Sarah Ferguson". Un livre qui parle d'un sujet lourd mais que Frédéric Beigbeder a essayé de traiter avec légèreté. 

Pastille sonore : Frédéric Saldmann 

Choix musical : France Gall avec "Les petits ballons"

 Archives : 

  • Archive Ina du 17 février 1975 (Radioscopie) : Roland Barthes évoque son rapport à l’écriture 
  • Archive Ina de 2007 : Jean d'Ormesson passe pour un écrivain du bonheur , sa vision de la vie et de la mort 
  • Extrait de l’Heure Bleue su France Inter du 21 septembre 2017 : Don de Lillo à propos de son livre Zéro K et la cryogénisation

 Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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