Dans "Le vent reprend ses tours" Sylvie Germain raconte une histoire d’amitié. Avec son nouveau roman, l'auteure poursuit son œuvre de mémoire et de vie.

Sylvie Germain, auteure de "Le vent reprend ses tours", (Albin Michel).
Sylvie Germain, auteure de "Le vent reprend ses tours", (Albin Michel). © AFP / ULF ANDERSEN / AURIMAGES

Avec "Le vent reprend ses tours", Sylvie Germain nous offre un sublime remède à la mélancolie et un voyage initiatique en quête de liberté. Elle dit et raconte comment la lumière surgit dans une enfance incolore, et les ravages que peut causer le mensonge entretenu par négligence. Tout commence avec cet avis de recherche placardé dans un abribus découvert par Nathan : 

Gavril Krantz, âgé de 80 ans, disparu depuis le 27 février 2015 de l’établissement où il était hospitalisé. Il est de type européen, mesure 1,77 mètre, de corpulence maigre. Signe particulier : une tache noire à une tempe. Le jour de sa disparition il était vêtu d’un pantalon de velours gris, d’un pull beige et d’un caban noir, et était chaussé de pantoufles de feutre à carreaux.

Nathan a désormais une quarantaine d'années, il vit seul, sans attaches. Il a tout effacé : son enfance solitaire et fragile de gamin pas désiré, ses bégaiements, sa crainte. Il se rappelle alors de Gavril, un vieil homme qui a marqué son enfance. C'est lui qui l'a initié à la poésie et lui a offert des moments de rêve alors qu'il menait une existence triste auprès d'une mère qui ne l'aimait pas. Nathan décide d'enquêter sur cet ami dont il ignorait qu'il était roumain et avait été emprisonné dans un goulag.

Choix musical : The Platters - "Sixteen Tons"

Archives : 

  • Archive de juin 1991 : Emmanuel Levinas à propos de sa lecture de la Bible 
  • Archive Ina du 11 mai 1985 : Nathalie Sarraute à propos de l’écriture poétique  
  • A Notre Dame en 2003 : Gérard Depardieu lit les confessions de Saint Augustin 
  • Archive Ina du 21 septembre 2009 : Marceline Loridan Ivens à propos de la solidarité des prisonniers dans les camps 
  • Archive Ina du 1er mars 2010 : Jean Bertrand Pontalis compare la psychanalyse et la littérature

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