Qui avait cru qu'il arrêtait le cinéma ? La sortie de "Logan Lucky" sonne la fin de son absence.

Steven Soderbergh à la première britannique de "Logan Lucky" le 21 août 2017 à Londres.
Steven Soderbergh à la première britannique de "Logan Lucky" le 21 août 2017 à Londres. © Getty / David M. Benett / Contributeur

Il avait annoncé, il y a quatre ans, sa retraite, pour cause de fatigue générale : physique d’abord car en plus de diriger ses films, Steven Soderbergh les éclaire, les cadre et les monte. Et mentale ensuite, puisque, tout au long de sa carrière, il a multiplié les affrontements avec le système hollywoodien. Et pourtant, il n'a pas pu s'en empêcher, car le réalisateur revient, avec ce qu'il sait très bien faire, un film de braquage mais cette fois-ci dans l’Amérique profonde. 

Le choix de l'Etat de Virginie-Occidentale comme décor du film n'est pas innocent, parce qu'il symbolique des problèmes américains. C'est un État avec une seule industrie, et quand elle disparaît, les habitants se sont retrouvés dans une situation très difficile. Et ça continue. Dans "Logan Lucky", les frères Logan sont des personnages à l'opposé des braqueurs vus dans "Ocean's Eleven". Steven Soderbergh a mis en scène un casse des gens de peu, des sans-grade qu'il connaît bien puisqu'il est né et a grandi dans le Sud. 

Musiques extraites de la bande son du film "Logan Lucky" :  "Road Runner"  par Bo Diddley et "James Road" par Mac Phee 

Extraits de films : "Hiroshima mon amour" d’Alain Resnais et "Sexe, mensonges et vidéos" de Steven Soderbergh

Archive du 28 septembre 1955 : William Faulkner à propos du style de l’écrivain 

Générique : "_Veridis__Quo"_des Daft Punk 

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