D'un point de vue littéraire raconter les femmes en général n'est pas facile. "Les années" d'Annie Ernaux sont une vision féminine, voire féministe.

Michelle Perrot, historienne et professeur à l'université Paris-Diderot le 19 octobre 2016
Michelle Perrot, historienne et professeur à l'université Paris-Diderot le 19 octobre 2016 © Maxppp / Agence BOURGES/PHOTOPQR/BERRY REPUBLICAIN

En France, le féminisme a connu son âge d'or dans les années 70. Tout était alors à conquérir. Sous l'égide de Simone de Beauvoir, les femmes se mobilisaient massivement, brûlaient leurs soutien-gorges et occupaient les rues. Le féminisme était alors un mouvement populaire de masse, engagé dans un combat franc et direct pour la parité. Malgré tout, il a fallu attendre Michelle Perrot pour que son histoire soit étudiée et reconnue. Elle est née à la demande d’étudiantes qui, dans le sillage de Mai 68, se rendaient compte qu’on ne leur parlait que d’hommes en cours. Le premier grand colloque d’études féministes s’est tenu à Toulouse en 1982, marquant le début de l’institutionnalisation de ces recherches.

Alors qu'entend-on par "féminisme" ? réponse et d'autres avec Michelle Perrot, pionnière de l’histoire des femmes, historienne des grèves ouvrières et du monde du travail, et professeur à l’université Paris 7 Diderot.

Extrait du livre "Les années" d'Annie Ernaux lu par Isabelle Huppert

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