Pour fêter ses trente ans le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole donne carte blanche jusqu'au 16 septembre à Jean-Michel Othoniel avec sa troisième exposition personnelle au sein de ce Musée auquel il est profondément attaché.

Jean-Michel Othoniel, artiste-sculpteur, devant ses sculptures de fontaine après la rénovation du bosquet d'eau dans les jardins du château de Versailles le 11 mai 2015.
Jean-Michel Othoniel, artiste-sculpteur, devant ses sculptures de fontaine après la rénovation du bosquet d'eau dans les jardins du château de Versailles le 11 mai 2015. © Getty / Chesnot

Les sculptures fontaines en verre doré qui illuminent les jardins du château de Versailles, c’est lui. Les perles colorées suspendues au-dessus de la station de métro Palais royal - Musée du Louvre, également. 

Cette fois-ci, l’artiste, né à Saint-Étienne, présentera  "Face à l’obscurité", au Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, une exposition qui comme son nom l'indique, a une tonalité plus sombre en écho, entre autre, au passé minier de Saint-Étienne longtemps surnommée "ville noire". 

Dans ce parcours autobiographique, les œuvres choisies sont représentatives du parcours artistique de Jean-Michel Othoniel : des premières œuvres photographiques aux recherches sur les matériaux le menant à la sculpture, jusqu’aux œuvres de dimensions architecturales constituées de modules de verre. Placées aux quatre points cardinaux de la grande salle du Musée, œuvres anciennes et intimes dialoguent avec les dernières créations architecturées et telluriques. La pièce maîtresse de "Face à l’obscurité" est une grande paroi de verre noir en forme de vague spécialement conçue pour l’occasion. L’installation se démultiplie pour se transformer en un mur de briques noires "menaçant". Jean-Michel Othoniel a voulu rendre hommage aux souvenirs des murs de sa ville, autrefois noircis par les poussières de charbon mais aussi au tsunami japonais, pour nous interroger, inquiet, sur l’avenir du monde.

Pastille sonore : Marie Desplechin 

Choix musicaux : Antony and the Johnsons avec "You Are My Sister"

Extrait de film : "Peau d’âne" de Jacques Demy 

Archive Ina du 21 mars 1951 : André Breton sur le surréalisme 

Générique : "Veridis Quo" des Daft Punk 

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