Annie Ernaux et Camille Laurens ont toutes deux publié des livres associés à l'autofiction.

Camille Laurens le 8 janvier 2016 à Paris.
Camille Laurens le 8 janvier 2016 à Paris. © AFP / JOEL SAGET

Annie Ernaux pense que l'autofiction est la suite du roman autobiographique, mais transposé à notre époque, donc différent, notamment parce que la réception a changé. Avant, le roman autobiographique cherchait surtout à dissimuler l'auteur, aujourd'hui l'autofiction sert à le dévoiler et c'est ça qui intéresse.

Pour Camille Laurens, le mot : autofiction en soi ne lui déplaît pas. Elle trouve même assez intéressante cette imbrication de l’autobiographie et de la fiction. C’est une façon de dire que toute autobiographie contient une part de fiction. Dès qu’on emploie la langue écrite, même si on prétend parler de soi de façon complètement sincère et autobiographique, il y a toujours une part de fiction. Elle trouve donc cette notion d’autofiction, qui date de 1977 -c’est Serge Doubrovsky qui a inventé le mot- intéressante.

Extrait du livre "Les années" d'Annie Ernaux lu par Isabelle Huppert

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