Opposante au régime turc, elle est devenue un symbole de l'oppression qui règne dans le pays.

Aslı Erdoğan écrivaine et militante des droits de l'homme  lors de la remise du prix de la paix Erich-Maria-Remarque à Osnabrueck, au nord-ouest de l'Allemagne, le 22 septembre 2017.
Aslı Erdoğan écrivaine et militante des droits de l'homme lors de la remise du prix de la paix Erich-Maria-Remarque à Osnabrueck, au nord-ouest de l'Allemagne, le 22 septembre 2017. © AFP / Mohssen Assanimoghaddam/dpa

Aslı Erdoğan avait passé plusieurs mois en prison, sur l'ordre du président turc Recep Tayyip Erdogan, suite au coup d’État de juillet 2016 et été remise en liberté sous contrôle judiciaire, après plus de quatre mois d'incarcération pour "délit d'opinions". Elle est poursuivie pour "propagande terroriste", en faveur de la rébellion kurde du PKK, et parce qu’elle a publié des chroniques dans le journal prokurde Özgür Gündem. D'ailleurs, elles ont été rassemblées dans "Le Silence même n’est plus à toi" aux Editions Actes Sud. 

Si Aslı Erdoğan rentre en Turquie, on peut lui reprendre son passeport et pourrait ne jamais en ressortir. Son procès n'est pas terminé. Le procureur avait requis une peine de prison de plus de dix-sept ans. La requête de la perpétuité a été suspendue, ainsi que dix ans de sûreté, mais elle risque encore une peine de sept ans et demi. Cette année, Aslı Erdoğan est la lauréate du Prix Simone de Beauvoir, pour la liberté des femmes. Le prix a été fondé par Julia Kristeva en 2008, et récompense une personne ou une association, à une œuvre ou une action qui, partout dans le monde -dans tous les domaines, droit, travail, éducation, recherche, littérature, vie quotidienne, militantisme...- défend et fait progresser la liberté des femmes, jamais définitivement acquise. 

Interprète : Alican Tayla 

Choix musical : Bach et la "Passion selon saint Matthieu" 

Musique : Gilberto avec "Gil Rio eu te amo 

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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