Dans "Mélancolie de gauche, la force d’une tradition cachée", l'historien des idées explique pourquoi la gauche devrait puiser dans la mélancolie une force pour se réinventer.

Portrait de Rosa Luxembourg, en 1914.
Portrait de Rosa Luxembourg, en 1914. © Getty / Ullstein Bild

Entre la Commune et Mai 68, les révolutions ont toujours affiché une prescription mémorielle : conserver le souvenir des expériences passées pour les léguer au futur. Une mémoire " stratégique ", nourrie d'espérance. Mais cette dialectique entre passé et futur s'est brisée, et le monde s'est enfermé dans le présent. Ce nouveau rapport entre histoire et mémoire permet de redécouvrir ce qu'Enzo Traverso, à la suite d' Hannah Arendt, appelle une " tradition cachée ", celle de la mélancolie de gauche, car elle n'est ni un frein ni une résignation, mais une voie d'accès à la mémoire des vaincus qui doit permettre à la gauche de prendre conscience d'un héritage impossible à refouler, et surtout d'un nécessaire travail de deuil, mais Enzo Traverso nous en dira beaucoup plus ce soir dans l'Heure Bleue.

"Mélancolie de gauche : la force d'une tradition cachée : XIXème-XXIème siècle" aux Editions La Découverte, est aussi ouvrage nourri d'une riche iconographie : des tableaux de Courbet aux affiches soviétiques des années 1920, des films d'Eisenstein à ceux de Théo Angelopoulos, Chris Marker ou Ken Loach.

Pastille sonore : Frédéric Worms

Choix musical : Rolling Stones : "Street Fighting Man"

Archives :

  • Archive Ina du 5 janvier 1975 (au micro de Michel Contat) : Jean Paul Sartre dit qu’est-ce qu’être politique ?
  • La fabrique de l’histoire du 9 mars 2017, France Culture : Emmanuel Macron évoque l’importance du récit national.
  • Archive Ina du 3 novembre 1999 : Daniel Bensaïd parle des révolutions passées et à venir.

Générique : Veridis Quo des Daft Punk

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