Il est l’un des personnages les plus fascinants du paysage musical français. Pendant cinq ans, le réalisateur Patrick-Mario Bernard a suivi Rodolphe Burger dans son quotidien, et il partage avec nous son film-documentaire "Good", à l’image du musicien : ample et aérien.

Rodolphe Burger, compositeur, guitariste et chanteur le 27 septembre 2018, à Manosque, pendant le festival littéraire Les Correspondances.
Rodolphe Burger, compositeur, guitariste et chanteur le 27 septembre 2018, à Manosque, pendant le festival littéraire Les Correspondances. © AFP / JOEL SAGET

Dans le cadre du Cinéma du réel – Festival International des films documentaires, une soirée spéciale sera consacrée à Rodolphe Burger. La projection du documentaire Good sera suivie d’une performance-concert de Rodolphe Burger et Patrick-Mario Bernard (le réalisateur).

Patrick-Mario Bernard :

Rodolphe Burger a un grand pouvoir, il peut vous transformer en musicien ou en artiste même quand vous ne l’êtes pas, et vous rejoignez ainsi sa famille… Je me suis surpris à lui dire un jour, je vais te filmer jusqu’à la fin de ma vie.

Dans Good se dévoile des visages connus et regrettés, tels ceux de Jacques Higelin ou Rachid Taha, dont Rodolphe Burger était proche.

La caméra s’éloigne pour mieux se rapprocher, tient la distance sans jamais s’effacer, et c’est toute la beauté d’un homme qui nous est donnée à voir. 

Comme de petits tableaux impressionnistes, et par petites touches, Patrick-Mario Bernard construit son film de belle manière, et on semble entrevoir toute l’admiration et le profond respect qu’il ressent pour son personnage principal.

Rodolphe Burger : 

Très vite, après avoir filmé quelques-unes de ces situations (des répétitions uniquement, au Musée de la Chasse, à l’institut du Monde Arabe, à la Maison de la Poésie), il m’a montré ce qu’il appelait des « esquisses », courtes séquences que son seul art du montage parvenait à transformer en des sortes de haïkus vidéo éblouissants.

La pastille sonore : Olivier Cadiot

Archives :

  • Serge Gainsbourg dit son initiation totale et inconsciente à la musique classique dès sa naissance car son père était musicien (archive INA du 18 décembre 1986)
  • Jacques Derrida évoque sa rencontre avec Ornette Colman avec qui il a lu un texte sur l’improvisation avec un musicien (archive INA du 17 décembre 2001, au micro d’Alain Veinstein)  
  • Philippe Lacoue Labarthe à propos de sa voix (archive INA du 14 janvier 1979, au micro de Claude Royet Journoud) 

Choix musical : "Lost and Lookin", de Sam Cook

Générique de l'émission : "Veridis Quo" des Daft Punk

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