L’artiste chinois installé en France expose simultanément au Petit Palais et au musée d’Orsay ses toiles monumentales qui dialoguent avec Courbet.

L'artiste Yan Pei-Ming pose pour une séance photo au musée des Beaux-Arts de Dijon, le 18 avril 2019, devant les portraits de sa mère décédée récemment.
L'artiste Yan Pei-Ming pose pour une séance photo au musée des Beaux-Arts de Dijon, le 18 avril 2019, devant les portraits de sa mère décédée récemment. © AFP / PHILIPPE DESMAZES

Cet été, le musée Courbet à Ornans, dans le Doubs, célébrait le bicentenaire de Gustave Courbet et c'est ainsi que le Petit Palais a décidé de prolonger les festivités avec une exposition ouverte à tous en proposant, jusqu'au 19 janvier 2020, un "Corps à corps" où une dizaine d’œuvres de Courbet, toutes issues des collections du Petit Palais, seront montrées en regard d’une quinzaine de toiles monumentales de Yan Pei-Ming réalisées pour certaines dans l’atelier de Courbet à Ornans. Elles seront présentées cette fois dans un accrochage volontairement inspiré des Salons du XIXème siècle, expérience inédite pour l’artiste. 

Toujours en dialogue avec Courbet, le musée d'Orsay, lui a donné carte blanche, jusqu'au 12 janvier 2020, avec "Un enterrement à Shanghai (Montagne céleste, Ma mère, L'adieu), une oeuvre composée de trois panneaux qui s'ouvre par un"paradis céleste" : un paysage de montagne et d'eau, silencieux, immaculé, digne de la grande tradition chinoise. En face, Yan Pei Ming a peint "L'Adieu",  montrant les funérailles bouddhistes de sa mère, entourée de tous les siens, avec au loin les gratte-ciel et le fleuve de Shanghaï, et au centre, l'immense portrait de cette femme, sur son lit d'hôpital. 

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