Alors que le nombre de féminicides continue d'augmenter, L'heure bleue donne la parole à des femmes qui cherchent à sensibiliser la société aux violences sexistes. Récit d'une nuit avec les colleuses féministes, suivi d'un entretien avec Marguerite Stern, l'initiatrice de ce mouvement, et la comédienne Typhaine D.

La militante Marguerite Stern, à l'origine du mouvement des collages contre les féminicides, parle au milieu d'un cercle de volontaires pour peindre ou coller à Paris, 19 septembre 2019.
La militante Marguerite Stern, à l'origine du mouvement des collages contre les féminicides, parle au milieu d'un cercle de volontaires pour peindre ou coller à Paris, 19 septembre 2019. © AFP / Julie Sebadelha / Hans Lucas

Cheveux bleu-vert, lèvres rouges, pinceau à la main, elle placarde la violence masculine sur les murs des rues de toute la France. Dénonçant viols, violences conjugales, pornographie et prostitution, Marguerite Stern, incarcérée en Tunisie en 2013 pour une action avec les FEMEN, prône un féminisme de combat permanent. 

Laure Adler a suivi Marguerite Stern et Génération Demain pour des collages nocturnes contre les féminicides.
Laure Adler a suivi Marguerite Stern et Génération Demain pour des collages nocturnes contre les féminicides. © Radio France / Lilian Alleaume

Dans son livre "Héroïnes de la rue", cette jeune trentenaire dresse le portrait de ces femmes qui luttent  au quotidien pour l'égalité des sexes dans l'espace public et privé. 

Laure Adler a troqué le studio pour la rue, et l’a suivie, elle, et ses "sœurs de lutte", pour assister à une séance de collage. L'action militante a cependant rapidement été interrompue par l'arrivée de la police qui a procédé à la réquisition du matériel. 

Laure Adler a suivi Marguerite Stern et Génération Demain pour des collages nocturnes contre les féminicides.
Laure Adler a suivi Marguerite Stern et Génération Demain pour des collages nocturnes contre les féminicides. © Radio France / Lilian Alleaume

L'échange s'est prolongé en studio avec Marguerite Stern et Typhaine D., autrice, comédienne, metteuse en scène et formatrice. Celle-ci milite également activement pour les droits des femmes et des enfants, notamment à travers ses spectacles. 

Le plus récent, "La pérille mortelle",  traite du sexisme de la langue, des débats autour de l'écriture inclusive et de la représentation des femmes dans l'espace public, notamment dans les médias. Il sera joué mardi 3 novembre au Café de la Gare

Féminisation de la langue et méthodes de sensibilisation au sexisme ordinaire sont donc au coeur de cette rencontre. Mais les controverses qui divisent les mouvements féministes sont également abordées car les positions de Marguerite Stern, notamment sur les luttes queer et LGBT , ont conduit à des dissensions au sein du mouvement des colleuses. 

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