Découvrir un ailleurs sauvage et inexploré : c'est ce que l'écrivain François Garde recherche en littérature mais aussi dans ses expériences de vie. Il republie "Marcher à Kerguelen" (Gallimard), récit de son périple de 25 jours sur cet archipel de l'Océan Indien, à la rencontre d'une nature indomptée.

Portrait de l'écrivain François Garde,  auteur de "Marcher à Kerguelen" (Gallimard)
Portrait de l'écrivain François Garde, auteur de "Marcher à Kerguelen" (Gallimard) © Francesca Montovani/Gallimard

Kerguelen est une île où règne le silence et le mystère; les falaises de basalte aux sommets saupoudrés de neige y côtoient des lacs où se mêlent le bleu céruléen et l'ocre de la roche. Une nature inviolée, inentamée, préservée de l'implantation de l'Homme par sa localisation peu avenante, aux confins des quarantièmes rugissants, dans les Terres subantarctiques françaises, qui demande dix jours de mer pour être accessible. 

En 2015, avec trois amis, l'écrivain François Garde a décidé d'arpenter de long en large, pendant 25 jours, avec 25 kilos sur le dos, cet archipel grand comme la Corse, au surnom déconcertant d'Île de la Désolation. Il a retracé cette aventure de l'extrême, entre pluies, vent et froid, dans  "Marcher à Kerguelen" en 2018. Ce récit est aujourd'hui republié, agrémenté de photographies du voyage prises par deux de ses compagnons de route, Michael Charavin et Bertrand Lesort. 

Ces paysages à la fois arides et luxuriants entre le Pôle Sud et l'Océan Indien peuplent depuis longtemps les écrits de François Garde. Ancien administrateur supérieur des Terres Australes et Antarctiques françaises et fin connaisseur des territoires d'Outre-mer, il avait obtenu le Prix Goncourt du premier roman en 2012 pour "Ce qu'il advint du sauvage blanc" (Gallimard) qui relatait l'histoire de Narcisse Pelletier, un jeune matelot français qui au début du XIXe siècle s'était retrouvé abandonné sur une île désertique du Nord de l'Australie. 

Ce soir, dans L'heure bleue, il parle du voyage comme quête initiatique de soi et source d'inspiration littéraire, et analyse la politique d'Outre-mer française. 

Musiques :

  • Quand t’es dans le désert de Jean Marie Capedevielle
  • Ptit’ fleur fanée de Paul Mindy , Daniela Rossignol et Micheline Tamichia
  • Avril de Cipierre 

Archives

  • Chant d’une beluga ( petite baleine ) dans le pacifique Nord
  • Archive Ina d’avril 1950 ( entretien avec Michel Mannol ) : Blaise Cendrars à propos de sa fuite, de son envie de voyage
  • Archive Ina du 9 septembre 1988 (émission Apostrophes Bernard Pivot)  : Claude Lévi Strauss raconte les circonstances d’écriture de  Tristes Tropiques 
  • Archive Ina du 5 février 1994 : Edouard Glissant à propos de la pensée archipellique
  • Archive Ina du 2 août 2009 : Michel Rocard à propos de son poste d’ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique

Générique Veridis Quo des Daft Punk 

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