Le jeune écrivain Miguel Bonnefoy reçoit ces jours-ci le prix des Libraires 2021 pour “Héritage” (Rivages), un roman sur la famille et le déracinement avec des airs de fresque qui se déploie des deux côtés de l’Atlantique, du Jura à Santiago du Chili.

Portrait de l’écrivain Miguel Bonnefoy auteur de “Héritage” (Rivages).
Portrait de l’écrivain Miguel Bonnefoy auteur de “Héritage” (Rivages). © AFP / Joël Saget

Il passe par l’espagnol pour réfléchir, imaginer et composer ses récits et a appris la langue de Molière dans des lycées français à l’étranger. Son père est chilien et sa mère vénézuélienne, ses écrivains de cœur sont les argentins Borges et Cortazar. Pourtant, dès la parution de son premier roman “Le Voyage d’Octavio” en France en 2015, la critique est unanime sur la plume de Miguel Bonnefoy.

Ouvrier de chantier, producteur d'événements culturels, bouquiniste… Avant l’écriture, il a déjà eu dix vies, entre Buenos Aires, Caracas et les quais de Seine. Il ressent ensuite la nécessité - presque biologique - d’écrire un livre sur le Venezuela, et puisqu’une oeuvre ne saurait embrasser toute l’identité du peuple sudaméricain, il enchaîne avec “Sucre noir” en 2017.

Avec son dernier roman “Héritage” (Rivages) qui lui vaut le prix des Libraires 2021, Miguel Bonnefoy se tourne cette fois vers le Chili de son père, qui a inscrit dans sa chair la folie de la dictature. Il brosse le portrait d’une lignée de déracinés, les Lonsonier, une famille originaire du Jura et installée au Chili depuis le XIXe siècle, dont les générations se succèdent à Santiago.  

Alors qu’un drame sanglant les frappe, les Lonsonier affrontent de terribles dilemmes qui, habités par les blessures de la grande Histoire, révèlent l’humanité profonde en chacun... Entre forces de vie et forces de destruction, exaltation des rêves et désenchantement, Miguel Bonnefoy s’attache à défendre par l’écriture la dignité bafouée et la grandeur du continent qui l’a vu grandir. 

Musiques : 

  • Otis Redding, These arms are mine
  • Chilly Gonzales, Gentle Threat
  • Jane Birkin, Ces murs épais

Archives : 

  • Archive Ina du 18 janvier 1975 : Romain Gary à propos de son amour pour la famille
  • Archive Ina du 1er décembre 1963 (au micro de Robert Valette) : Roland Barthes à propos des trois leçons données par Proust : le bonheur de l'écriture, la profondeur de l'être
  • Archive Ina du 11 septembre 1973 : Salvador Allende s'adresse pour la dernière fois par radio au peuple chilien 
  • Extraits du film "Gabriel Garcia Marquez, l'écriture sorcière" de Mauricio Martinez-Cavard et Yves Billon pour la collection de France 3 "Un siècle d'écrivains" en 1998 : Gabriel Garcia Marquez parle de l'écriture de fiction

Générique Veridis Quo des Daft Punk 

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