Quelques jours avant le début du Festival de Cannes, Laure Adler reçoit Arnaud Desplechin, qui foule le tapis rouge depuis plusieurs années déjà.

Arnaud Desplechin.
Arnaud Desplechin. © AFP / Lionel Bonaventure

Habitué des festivals, notamment de Cannes, Arnaud Desplechin présente cette année en ouverture du festival le film Les fantômes d’Ismaël. Le film sortira également le 17 mai au cinéma. On y retrouve Mathieu Amalric, acteur fétiche et alter ego du réalisateur, jouant Ismaël, un homme qui voit revenir son amour de jeunesse, officiellement morte. Ismaël va devoir alors gérer ce retour violent et contre sa volonté et ses sentiments pour Sylvia, la femme qui partage maintenant sa vie, dont il est amoureux.

Arnaud Desplechin, comme à son habitude, étudie le vacillement et l’éclatement d’une cellule familiale constituée de Mathieu Amalric et Charlotte Gainsbourg, par l’irruption d’un élément perturbateur, le retour à la vie d’un personnage disparu, joué par Marion Cotillard. Mathieu Amalaric y côtoie la folie et tente de se libérer de ses démons et de ses fantômes en s’accrochant à la vie et à Sylvia.

Bande-annonce

Ismaël Vuillard réalise le portrait d’Ivan, un diplomate atypique inspiré de son frère. Avec Bloom, son maître et beau-père, Ismaël ne se remet pas de la mort de Carlotta, disparue il y a vingt ans. Aux côtés de Sylvia, Ismaël est heureux. Mais un jour, Carlotta, déclarée officiellement morte, revient. Sylvia s’enfuit. Ismaël refuse de que Carlotta revienne dans sa vie. Il a peur de devenir fou et quitte le tournage pour retrouver sa maison familiale à Roubaix. Là, il s’enferme, assailli par ses fantômes...

Pastille sonore : Noémie Lvovsky

Choix musical : Kendrick Lamar avec “King Kunta”

Extraits de films :

  • « Fanny et Alexandre » d’Ingmar Bergman
  • « Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle) » d’Arnaud Desplechin
  • « Les fantômes d’Ismaël » d’ Arnaud Desplechin

Archives :

  • Archive Ina du 10 mars 1981 (au micro de Philippe Némo) : Emmanuel Levinas à propos du thème du visage
  • Archive non identifiée : James Joyce lisant la page 213 de « Finnegans Wake » publié en 1939 qu’il écrivit après Ulysse
  • Archive Ina du 3 janvier 2006 : Claude Lanzmann à propos de l’historicité de la Shoah

Générique : Veridis Quo des Daft Punk

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