Historien, professeur des universités, spécialiste du Maghreb contemporain, Benjamin Stora est l’invité de ce soir pour un entretien avec Laure Adler, sur un sujet très actuel : Mai 68.

Benjamin Stora à Constantine en Algérie (2017)
Benjamin Stora à Constantine en Algérie (2017)

Docteur en sociologie et en histoire, Benjamin Stora a été le fondateur et le responsable de l’Institut Maghreb-Europe, un centre d’études et de recherches interdisciplinaires de l’université Paris 8. Il publie en 2002 aux éditions Maison neuve et Larose Maroc, Algérie, histoires parallèles, destins croisés. Il a beaucoup étudié la guerre d’Algérie et sa mémoire en France et en Algérie, avec des ouvrages tels que La gangrène et l’oubli, la mémoire de la guerre d’Algérie en 1991 aux éditions La Découverte, ou La guerre invisible, Algérie, années 90, aux éditions Presses de Sciences Po en 2000, ou encore Mémoires d'Algérie. Lettres et carnets de Français et d’Algériens aux éditions Librio. Il a également étudié plus spécialement la problématique de l’immigration. 

En termes culturels, il a été animateur et producteur sur les ondes de France Culture, est un invité régulier de notre antenne et a même été le conseiller historique du film Indochine de Régis Wargnier, nommé Oscar du meilleur film étranger en 1993. Il a été également été nommé par décret du Premier ministre en 2014 président du Conseil d’orientation de l’Établissement public du Palais de la Porte Dorée qui réunit le Musée de l’histoire de l’immigration et l’Aquarium de la Porte Dorée.

On connaît peut-être moins ses engagements politiques de gauche. De 1968 à 1984, Benjamin Stora fut membre du groupe trotskiste “Alliance des jeunes pour le socialisme”, l’organisme jeunesse de l'Organisation communiste internationaliste. Après cela, il rejoint, comme l’ensemble de cet organisme jeunesse, le Parti socialiste en 1985. Un drame personnel l’oblige à quitter tout engagement politique en 1988. 

Benjamin vient de publier aux éditions Stock 68 et après. Les héritages égarés. Il revient sur une question importante pour sa génération : « Comment a-t-on pu atteindre un tel niveau de déliquescence, cinquante ans après, du “soleil” de 68 au crépuscule du PS ? » Il fait partie de cette génération qui s’est engagé dans l’extrême-gauche trotskiste dans un premier temps, puis est arrivé massivement au Parti socialiste. Au-delà d’un parcours personnel, Benjamin Stora revient sur toute un pan de l’histoire politique française, notamment avec des rencontres avec les hommes politiques tels que François Mitterrand, Lionel Jospin, Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Luc Mélenchon. 

Documents sonores :

Pastille : Annette Wieviorka

Choix musicaux  : 

Alain Bashung, La nuit je mens

Archives :

Extrait de la série documentaire de Philippe Alfonsi Les années algériennes réalisée en 1991 : La voix de sa mère, elle évoque les relations de sa famille avec les musulmans

Archive Ina du 13 novembre 1958, conférence donnée devant l’association «  L’Algérienne » : Albert Camus à propos de l’engagement des écrivains algériens dans la cause du pays.  

Archive Ina du 9 mars 2010 : Rayhana (comédienne) à propos de sa vie d’artiste pendant les années noires du Front Islamique du Salut (FIS) 

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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