Après "Rien ne s'oppose la nuit" et "D'après une histoire vraie", la romancière revient avec la veine sociale de ses débuts. Un livre qu'elle a choisi d'appeler "Les Loyautés".

Delphine De Vigan le 27 mai 2017 pendant la conférence de presse pour le film "D'après une histoire vraie" à la 70ème édition du Festival de Cannes
Delphine De Vigan le 27 mai 2017 pendant la conférence de presse pour le film "D'après une histoire vraie" à la 70ème édition du Festival de Cannes © AFP / Laurent EMMANUEL

"Les loyautés" précise Delphine de Vigan au début de son livre paru aux Editions J.-C. Lattes : "Ce sont des liens invisibles qui nous attachent aux autres -aux morts comme aux vivants-, ce sont des promesses que nous avons murmurées et dont nous ignorons l’écho, des fidélités silencieuses, ce sont des contrats passés le plus souvent avec nous-mêmes, des mots d’ordre admis sans les avoir entendus, des dettes que nous abritons dans les replis de nos mémoires. Ce sont les lois de l’enfance qui sommeillent à l’intérieur de nos corps, les valeurs au nom desquelles nous nous tenons droits, les fondements qui nous permettent de résister, les principes illisibles qui nous rongent et nous enferment. Nos ailes et nos carcans. Ce sont les tremplins sur lesquels nos forces se déploient et les tranchées dans lesquelles nous enterrons nos rêves." 

Delphine de Vigan explore les loyautés qui unissent ou attachent Théo Lubin, enfant de parents divorcés, de son ami Mathis Guillaume avec qui il se lance dans des jeux dangereux, de leur professeur Hélène, qui sent, de manière instinctive, les blessures invisibles car elle les connaît bien ces blessures, pour les avoir subies, enfant et de Cécile la mère de Mathis, qui voit son équilibre familial vaciller. Le roman choral de Delphine de Vigan est une plongée passionnante dans les relations compliquées d'un trio : parents, adolescents, enseignants. 

Pastille sonore : Emmanuelle Seigner 

Choix musical : Jacques Higelin avec "Pars"

Archives : 

  • Archive de la BBC du 13 février 1955 : Agatha Christie  
  • Archive Ina du 1er mars 2010 : Jean Bertrand Pontalis dit ce que représente pour lui la psychanalyse et la littérature 

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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