Poursuite de notre (re) découverte de "L'Étranger". Aujourd'hui, avec l'écrivain Atiq Rahimi il sera question de l'influence d'Albert Camus dans le milieu littéraire.

Portrait de l'écrivain et et réalisateur Atiq Rahimi.
Portrait de l'écrivain et et réalisateur Atiq Rahimi. © Getty / Stéphane GRANGIER / Corbis

Atiq Rahimi s'est exilé durant la guerre d'invasion soviétique en Afghanistan et a obtenu l'asile en France en 1984. 

À l’université, en Afghanistan , il a étudié et donné une conférence sur Albert Camus pour laquelle il a été puni par l’organisation de jeunesse, car pour le gouvernement il n’était qu'un écrivain engagé auprès des soviétiques.

Pour Atiq Rahimi, Albert Camus reste une référence, même une source d'inspiration. Il a lu L'Étranger comme un roman d’écriture blanche avec un style littéraire particulier, peu d’adjectifs, des phrases courtes, limpides et transparentes. 

Lorsque par la suite, il a lu ses carnets , il a repéré des devises indiennes : 

Ce que pense l’Homme il le devient » 

Selon Atiq Rahimi la pensée bouddhiste est présente dans les œuvres d’Albert Camus et plus précisément dans L’Étranger. En effet, Meursault est comme une métaphore de l’être humain qui sent et ressent et est en même temps dans une sorte de détachement par rapport au monde. 

Il tue non pas seulement pour tuer mais pour se tuer. Meursault est comme mort et une sorte de fantôme durant son procès. Albert Camus réussit à toucher l’essence de l’humanité et c’est pourquoi son œuvre est devenue immortelle pour nous. 

Lecture de L'Étranger par Albert Camus lui-même, archive INA de 1954.

Musique originale composée par Ihab Radwan

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