Le sexisme, le racisme, la violence physique et psychologique habitent chacune des oeuvres de la prolifique écrivaine américaine Joyce Carol Oates. A l'occasion de la publication du recueil de nouvelles "Femme à la fenêtre" et du roman "Ma vie de cafard" (Philippe Rey), elle dévoile les ressorts de son écriture.

Portrait de Joyce Carol Oates, femme de lettres, poétesse, romancière, nouvelliste, dramaturge et essayiste chez elle le 27 janvier 2020.
Portrait de Joyce Carol Oates, femme de lettres, poétesse, romancière, nouvelliste, dramaturge et essayiste chez elle le 27 janvier 2020. © AFP / PONTUS HÖÖK / TT NEWS AGENCY / TT NEWS AGENCY

La densité de l'oeuvre de Joyce Carol Oates ne cesse d'étonner. L'écrivaine, membre de l'Académie américaine des arts et des lettres et titulaire de nombreuses récompenses prestigieuses comme le Prix mondial Cino-del-Duca 2020, a publié plus de cent romans, nouvelles, récits et essais. À 80 ans passés, elle continue d'écrire avec la même ferveur comme en témoigne la publication en français de deux de ses derniers ouvrages : le roman "Ma vie de cafard" et "Femme à la fenêtre" (Philippe Rey). 

Ses romans, comme ses nouvelles, sont pensés comme des plongées inquiétantes dans les méandres de la psychologie humaine, dans les aspects les plus sombres et violents des pulsions de l'homme. 

L'homme, en particulier, car Joyce Carol Oates met en scène, dans ses œuvres, la violence de la domination masculine sur ses personnages féminins, parfois complices, souvent victimes des normes du système patriarcal. 

Elle dépeint ainsi, dans ses thrillers psychologiques, une Amérique face à ses pires démons, le racisme, le sexisme et la pauvreté. Dans le climat empreint de folie et de cruauté de chacun de ses livres, Joyce Carol Oates esquisse cependant toujours des voies de survie et de sortie du cauchemar. 

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