Si l’artiste avoue être souvent choquée, enragée par ce qu’elle découvre au fil de ses projets, la motivation première est la compréhension de l’autre. Elle se décrit ainsi comme étant "photographe obsessive", avant d’être une photojournaliste.

Jane Evelyn Atwood, photographe.
Jane Evelyn Atwood, photographe. © Denis Dailleux

Jane Evelyn Atwood a vingt ans, en 1967, lorsqu’elle rend visite à ses parents, installés à Paris pour une année. Elle tombe amoureuse de la ville. Aux Etats-Unis, ses études de littérature ne la mènent nulle part. Quatre ans plus tard, elle revient en France pour toujours. 

Son Instamatic en panne, un vendeur lui suggère d'acheter un meilleur appareil. Elle s’inscrit du coup à un cours de photo à l’American Center. Elle ne connaissait pas grand-chose à l’histoire de la photo. Son modèle était Diane Arbus, elle voulait la copier. Et c'est parce qu'elle est fascinée par le monde des prostituées, pour mieux les connaître qu’elle entreprend de les photographier, allant au 19 rue des Lombards toutes les nuits pendant un an, se liant d’amitié avec certaines d'entre elles ... 

Après ce tout premier reportage photographique, à la fin des années 70, Jane Evelyn Atwood s'est retrouvé dans le quartier des transsexuels, avec ses bars pour habitués, sa chaleur, ses joies et sa violence. Cette autre aventure parait à l'occasion de la 49ème édition des Rencontres d’Arles, un livre : "Pigalle People. 1978-1979" aux Editions Le Bec en l'air qui vous raconte un Pigalle désormais disparu, emporté par le sida et le changement d’époque. 

Pastille sonore : Sarah Moon 

Choix musical : Blossom Dearie avec "Je t’embrasse" 

Archive Ina du 1er janvier 1976 : Henri Cartier Bresson à propos de sa gêne à prendre certaines photographies, l’objectivité en photographie 

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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