L'heure bleue rend hommage cette semaine en quatre émissions, à la pensée de Simone de Beauvoir et notamment au récit qu'elle a consacré à sa mère "Une mort très douce", lu par Béatrice Dalle. Ce premier volet revient sur l'importance de ce texte dans la pensée du care avec la philosophe Fabienne Brugère.

Portrait de la philosophe Fabienne Brugère auteure de "On ne naît pas femme, on le devient" (Stock).
Portrait de la philosophe Fabienne Brugère auteure de "On ne naît pas femme, on le devient" (Stock). © AFP / PHILIPPE MATSAS / OPALE / LEEMAGE

La philosophe et écrivaine Simone de Beauvoir est en ce moment au cœur de l'actualité littéraire. Ce mois-ci paraissent ainsi, d'une part, une nouvelle inédite de Simone de Beauvoir "Les inséparables" (L'herne), récit romancé de son amitié amoureuse avec Zaza,  d'autre part, la biographie "Devenir Simone. La force de la volonté " (Flammarion) de Kate Kirkpatrick, qui éclaire sous un nouveau jour l'oeuvre du Castor. 

Cette série d'émissions de L'heure bleue a été pensée autour d'un des textes les plus personnels et mal connus de la philosophe, "Une mort très douce". Interprété par l'actrice et comédienne Béatrice Dalle, ce récit, relatant la fin de vie de la mère de Simone de Beauvoir, met en lumière les transformations du rapport mère-fille face à la mort et l'expérience de l'impuissance face à la souffrance d'autrui. 

La philosophe Fabienne Brugère, introductrice de l'œuvre de Judith Butler en France et penseuse du care, vient ce soir éclairer ce texte. Elle montre comment s'y révèle la philosophie des âges de la vie de la femme qu'a développée Simone de Beauvoir, c'est-à-dire son analyse des différentes formes que prend la domination sur le corps et l'esprit de la femme tout au long de son existence. 

Compositions musicales accompagnant le texte de Béatrice Dalle réalisées par Evie/Aurélie Viteau.  

Archives : 

  • Archive Ina du 6 avril 1975 ( dansQuestionnaire émission TV de Jean Louis Servan Schreiber) : Simone de Beauvoir à propos des différences biologiques des femmes et des hommes et de l’oppression induite.

Musiques : 

  • La javanaise (live Olympia 2014) par Ibrahim Maalouf et Juliette Greco 
  • Glory box de Portishead
  • Troie de Jean-Louis Murat 
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