Toute cette semaine, L'heure bleue vous propose une plongée poétique dans la prose de diamant du plus voyou des nos poètes, Arthur Rimbaud. Laissez-vous envoûter par ses "Illuminations", lues chaque soir par l'artiste Bertrand Belin. Pour ce premier épisode, le grand rimbaldien Alain Borer évoque un génie hors normes.

Reproduction d'une photo d'Arthur Rimbaud.
Reproduction d'une photo d'Arthur Rimbaud. © AFP / AFP

Ce fut une apparition aussi brève que fulgurante dans la Littérature, une comète poétique qui a essayé, comme il l'écrit dans _Une saison en enfer, "_d'inventer  de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues." 

Tantôt mage et ange, tantôt diable et voyou, Arthur Rimbaud demeure une énigme indéchiffrable. Ce petit provincial de Charleville, à peine sorti de l'adolescence, a produit une œuvre d'une inépuisable richesse, est parvenu à créer, comme le dit son amant malheureux Paul Verlaine, une "prose de diamant", en avance de plusieurs générations sur la littérature de son temps. 

Dans ce premier épisode, l'invité est l'un des plus grands spécialistes d'Arthur Rimbaud, Alain Borer, qui entreprit à plusieurs reprises des voyages sur les traces du poète-brigand et en tira des livres passionnants ("Rimbaud en Abyssinie", "Rimbaud : L'heure de la fuite").

Alain Borer souligne le génie poétique de ce jeune garçon, qui à 17 ans à peine, parle déjà de "mettre fin à l'alexandrin", la mécompréhension de Verlaine face à l'abandon de Rimbaud des formes conventionnelles de la poésie et précise le sens du mot "voyant" que celui-ci employait pour parler de l'art du poète.   

C'est le chanteur, écrivain et poète Bertrand Belin qui toute cette semaine fera entendre la puissance grave des mots des "Illuminations" du poète en première partie d'émission. 

L'accompagnement musical qui rythme ces lectures a été composé par Evie/Aurélie Viteau. 

Archives : 

  • Archive Ina du 16 août 1966 ( au micro de Maurice Gilbert Duprez ) : Marguerite Duras à propos de Rimbaud et des surréalistes
  • Archive Ina du 20 février 1953 ( au micro de Michel Manoll ) : Paul Fort, ce qu’il sait de Rimbaud et ce qu’il pense de sa mort.

Musiques : 

  • Childhood, Joan Baez 
  • Glissé redressé, Bertrand Belin 
  • Cesse cesse, Clou

Générique Veridis Quo des Daft Punk 

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