Portrait d’un homme pour qui la faim, la soif, la peur de la mort rendent les mots superflus.

Portrait d'Aharon Appelfeld dans son étude, Mevaseret Zion, Israël, le 9 juillet 2012.
Portrait d'Aharon Appelfeld dans son étude, Mevaseret Zion, Israël, le 9 juillet 2012. © Getty / Dan Porges

Parler d' Aharon Appelfeld c'est parler de l'holocauste, et bien au-delà de ce plus grand meurtre collectif, parler de l'existence du peuple juif. "Je ne suis pas un écrivain de l'holocauste et je n'écris pas sur cela, j'écris sur les hommes juifs". Mais comme une poignée d'autres comme par exemple Elie Wiesel, Primo Lévi, Imre Kertesz, Paul Celan, il lui a fallu dire et écrire l'inexprimable. Primo Lévi écrira : "Parmi nous, les survivants, les écrivains, Aharon Appelfeld a su trouver un ton unique, irréversible fait de tendresse et de retenue ". Aharon Appelfeld ne gaspille pas ses paroles pour s'épancher mais pour transmettre sa vision de l'art comme rempart contre le cynisme et l'oubli, et sa conviction : la littérature est le meilleur moyen de rendre un nom aux victimes de la Shoah. Nous avons la très grande chance de l'écouter ce soir dans l'Heure Bleue.

Traduction en hébreux : Michel Zlotowski

Musique : Variations de Gleen Gould : "BWV 988 - pour piano / intégrale : Variation 18 "Canon à la sixte"

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