Pour l’exposition “Saisir l’invisible”, l’incontournable photographe de mode a inventé une correspondance avec les sculptures d’Alberto Giacometti. Elles sont devenues ses muses et se révèlent, sous l’objectif de Peter Lindbergh, plus vivantes que jamais.

Peter Lindbergh (photographe de mode et portraitiste de stars), le 29 novembre 2019 à Paris
Peter Lindbergh (photographe de mode et portraitiste de stars), le 29 novembre 2019 à Paris © AFP / Eric Feferberg

J’ai l’habitude de travailler avec des gens vivants... Mais avec les sculptures de Giacometti, on a l’impression qu’elles sont plus vivantes que des hommes…

Peter Lindbergh, connu pour ses clichés de mannequins : Naomi Campbell, Claudia Schieffer ou Carla Bruni… et ses fameux portraits de Catherine Deneuve ou Jeanne Moreau… tente ce nouveau pari artistique :

Comme dans un défilé minimaliste de la Fashion-Week, Peter Lindbergh crée un « dialogue » avec Alberto Giacometti, grâce à une soixantaine d’œuvres en bronze et en plâtre du sculpteur italien, qu’il choisit de mélanger, de mettre en scène, puis de photographier dans des jeux de contrastes, de matière et de lumière.

Dès l’entrée de l’exposition, le regard est captivé par un triptyque inédit, trois photographies en noir et blanc de la célèbre sculpture L’Homme qui marche de Giacometti, avec en arrière-plan un grand drap blanc, créant ainsi un élégant jeu d’ombres et de mouvements. La sculpture semble s’animer...

Je me suis dit : on ne va pas séparer les bronzes des autres, on va mélanger les matériaux et les périodes pour créer un mouvement, une émotion. C'est comme une jungle, une jungle d’œuvres de Giacometti.

Après Annette Messager, l’Institut Giacometti poursuit son intention de mélanger les arts et d’inviter de grands artistes. Cette fois-ci, c’est le photographe Peter Lindbergh qui honore la "Carte Blanche" pour l'exposition Saisir l'invisible.

Si on cherche à être soi-même, on est toujours magnifique... la beauté du corps n'est rien.

Pour découvrir les photographies de Peter Lindbergh, un magnifique ouvrage est a découvrir aux éditions Taschen

Archives :

  • Charlotte Rampling, évoquant sa passion pour la photographie (INA - 1er septembre 2005, au micro d'Eva Bettan)
  • Jeanne Moreau, à propos de la solitude (INA - 1976)
  • Alberto Giacometti, à propos du regard (INA - 9 juillet 1953)

La pastille sonore : Sam Stourdzé

Programmation musicale : "Quoi" de Jane Birkin

Le générique de l'émission : "Veridis Quo" des Daft Punk

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