Autrice du très remarqué “Rupture(s)” (L'Observatoire), Claire Marin est une philosophe des épreuves de la vie : elle cherche des mots pour décrire la douleur, explorer la faille et accompagner l’élan de la reconstruction. Nous la retrouvons ce soir dans l’Heure Bleue, un an après le début de la pandémie.

Portrait de la philosophe Claire Marin en 2019 à Paris.
Portrait de la philosophe Claire Marin en 2019 à Paris. © AFP / MELANIE CHALLE / Hans Lucas

Maladie, deuil d’un proche, rupture amicale ou amoureuse… C’est avec une extrême acuité que la philosophe Claire Marin trace les contours des drames collectifs de notre époque et des souffrances de chacun. Dans l'Heure Bleue, elle revient sur le traumatisme engendré par la crise sanitaire, un an après. 

Selon Claire Marin, le culte des sciences en Occident nous aurait amené à nous sentir trop protégés par la médecine. Elle-même atteinte d’une maladie auto-immune, elle souligne que beaucoup de gens sont en train de découvrir ce que les malades savent depuis longtemps : la médecine ne peut pas tout. 

Tomber malade est un drame intime qui bouleverse la perception de soi. La covid nous rend vulnérables, car malades, mais aussi dangereux, car nous sommes tous potentiellement propagateurs : nous ne sommes pas « seulement » des victimes, nous devenons une menace pour l’autre.  

Musiques :

  • Leonard Cohen, "Come healing"
  • Coldplay, "Fix it"
  • Feu chatterton, "Monde nouveau"

Archives : 

  • Hervé Mazurel  pour ses deux textes dans AOC "A fleur de peau ?" : "Soudain l'inquiétante étrangeté du toucher "(publié le 1er juin 2020) et "A bout de souffle ? La société du masque" (publié le 2 février 2021)
  • Archive Ina du 7 novembre 2011 : Anne Dufourmantelle à propos des mots et de la langue entre les morts et les vivants.

Générique : "Veridis Quo" des Daft Punk

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