Il est souvent question chez Kader Attia de réparation, de reconstruction et de remise en état aussi bien physique que psychique, historique ou intime.

"Fantasmas", de Kader Attia
"Fantasmas", de Kader Attia © Maxppp / EFE/Newscom

Cette année le prix Marcel Duchamp est revenu à Kader Attia. Il l'avait manqué de peu, puisqu’il avait été en finale, en 2005. Cet artiste plasticien multiforme est "travaillé" par la question postcoloniale, la rupture entre les deux rives de la méditerranée. Il s’inspire souvent d’anecdotes personnelles, utilise le réel, se le réapproprie pour donner naissance à une œuvre où l’autobiographie se transforme en création. Les questions liées à la diaspora, au déracinement nourrissent sa réflexion et le placent souvent dans une démarche de plasticien qui se rapproche aussi de celle de l’ethnologue. À travers ses œuvres, Kader Attia ne cesse d’interroger le monde et le politique, non sans humour, distanciation et avec beaucoup de poésie.

Son autre actualité en ce moment s’appelle "La colonie", un restaurant et un lieu de débats, un lieu ouvert, vraiment ouvert, pour redonner des espaces à la parole et pensée, où l’on peut prendre un café, parler, écouter… Et pourquoi pas (se) réparer.

Pastille sonore : Boris Cyrulnik

Choix musicaux : Perotin avec Viderunt Omnes

  • Archive Ina du 19 septembre 1953 (au micro de Georges Charbonnier) : Alberto Giacometti à propos de la confection d’une statue
  • Archive Ina du 24 novembre 1966 (au micro de Robert Valette) : Michel Foucault, il oppose le corps à l’utopie. « Le corps, c’est le contraire d’une utopie ».
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