Comme l'histoire de son dernier film "Nos années folles"avec Pierre Deladonchamps, Céline Sallette, Michel Fau et Grégoire Leprince-Ringuet.

André Téchiné  au 70ème Festival de Cannes pour présenter son film "Les années folles" le le 22 mai 2017.
André Téchiné au 70ème Festival de Cannes pour présenter son film "Les années folles" le le 22 mai 2017. © Getty / Pascal Le Segretain / Employé

Une histoire vraie relatée dans le livre "La garçonne et l’assassin" de Fabrice Virgili et Danièle Voldman, celle d’un homme qui se perd. Il ne sait plus quand il est cet ancien soldat qui cherche à fuir la guerre comme la vie, qui pour échapper au peloton, se travestit en femme, pour devenir Suzanne, forte et insouciante, qui donne du plaisir aux hommes dans les soirées du Paris des années folles. Mais qu’il s’agisse de Paul ou de Suzanne, il survit à tout. Même à l’alcool, à la furie médiatique qui l’entourera à la fin des années 20. A tout sauf à la naissance d’un enfant.

Avec "Les années folles", André Téchiné a essayé d’imaginer ce qu’avaient pu être les années folles de cet homme et de cette femme, de cette après-guerre vécue comme décadente par les conservateurs et comme une libération des mœurs nouvelles en particulier en matière de sexualité par les progressistes. Il s’y est intéressé comme un peintre. Le cinéaste avait en fait déjà abordé les questions de l’identité et de l’orientation sexuelles dans plusieurs de ses films, mais cette fois-ci, il est allé loin dans la description de la valse des sentiments et des questions liées aux identités de genre. André Téchiné n’aime pas les histoires sages, et il le dira ce soir dans l’Heure Bleue.

Pastille sonore : Olivier Assayas

Choix musical : Angélique Kidjo avec "Malaïka" (extrait de la Bande Originale du film "Ma saison préférée" d'André Téchiné)

Extrait du film : "Nos années folles"

Archives :

  • Archive Ina du 23 mai 1964 (au micro de Roger Régent) : François Truffaut à propos du réalisme dans ses films les 400 coups et la peau douce
  • Archive Ina du 4 novembre 1958 : Jean Renoir parle de son désir d’artisanat et de sa vocation de cinéaste
  • Archive Ina non datée : Jacques Lacan à propos de la vérité

Générique : Veridis Quo des Daft Punk

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