Pendant un an à raison d'une fois tous les quinze jours, Laure Adler a mené un atelier culturel à la centrale d'Arles avec un petit groupe de 6,7 prisonniers autour de la pièce "Bérénice" de Racine. Une façon d'intégrer la culture, les beaux textes en milieu carcéral.

Arles, le pouvoir des mots
Arles, le pouvoir des mots © Getty / Daniel Truta / EyeEm

Nous vivons dans une période où la question de la prison ne se pose pas ou plus, contrairement aux années 70 et 80 où les plus grands intellectuels français, Michel Foucault, Jean Paul Sartre et Gilles Deleuze notamment, se mobilisaient pour les droits des prisonniers et fondaient le GIP (groupe information prison). 

Le sujet de la prison n’est abordé que lorsqu'il y a des drames ou des évasions et ramené souvent au fait-divers. L’observatoire international des prisons et de nombreuses personnes issues du monde associatif y font à l’intérieur à bas bruit un travail remarquable sur le plan culturel.

Ces deux émissions tentent modestement de faire comprendre aux auditeurs la force de la culture à l’intérieur de la prison. Ici c’est par Jean Racine et "Bérénice".

Plongée grâce, au départ, à Joël Pommerat qui travaille depuis cinq ans, dans un atelier d’écoute et de compréhension de la force de la  tragédie classique pour des prisonniers qui vivent leur quotidien dans une langue malmenée.

Avec la participation de : Laure Murat, essayiste et professeur de littérature à Los Angeles

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