« Qu’est-ce qu’un traître ? Qu’est-ce qui fait qu’un traître est considéré comme traître ? » - Amos Oz

Amos Oz à l'UCLA (Université de Californie à Los Angeles) le 5 mai 2015
Amos Oz à l'UCLA (Université de Californie à Los Angeles) le 5 mai 2015 © AFP / Jason Kempin / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

L’histoire se déroule il y a 51 ans, dans un Jérusalem dont Amos Oz avoue être « nostalgique », et met en scène trois personnages principaux dans une même maison isolée : Gershom Wald, « un vieux handicapé qui a perdu la foi en tout », Attalia, « furieuse contre toute la gente masculine » dont s’amourache le jeune Shmuel Asch, qui à l’opposé de Wald veut faire avancer le monde, veut le changer et s’intéresse à Jésus dans la religion juive. Ce grand écrivain, poète, romancier et essayiste israélien, figure pionnière et phare du camp partisan d'une solution à deux Etats sera l'invité de l'Heure Bleue. Traduction en Hébreu : Margit Lipsker

"Judas" d'Amos Oz aux Editions Gallimard, collection du monde entier (couverture du livre)
"Judas" d'Amos Oz aux Editions Gallimard, collection du monde entier (couverture du livre)

« Il était âgé d’environ vingt-cinq ans, corpulent, barbu, timide, émotif, socialiste, asthmatique, cyclothymique, les épaules massives, un cou de taureau, des doigts courts et boudinés : on aurait dit qu’il leur manquait une phalange. Des poils crépus, comme de la paille de fer, lui poussaient par tous les pores des joues et du cou. Sa barbe fusionnait avec sa tignasse frisée et rejoignait les boucles de sa toison. Hiver comme été, il avait l’air survolté, en sueur. De près, on était agréablement surpris de découvrir qu’il ne sentait pas l’aigre, mais une légère odeur de talc pour bébé. » Extrait de « Judas » d’Amos Oz (Editions Gallimard – Collection du monde entier).

Pastille sonore : Elias Sambar

Musiques : Habib Galbi : A- Wa

Archives :

Archives INA De 1967 : Samuel Agnon parle de ses influences artistiques et littéraires pour écrire puis évoque la traduction.

Archives du 29 novembre 1947 : Vote de la partition de la Palestine par l’ONU

Archives INA du 7 octobre 2007 : Mahmoud Darwich récite son poème « Rien que la lumière » traduit par Didier Sandre au Théâtre de l’Odéon.

Les invités

L'équipe

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.