Bruno Latour est sociologue, anthropologue et philosophe des sciences. Il s'est penché sur le climat et la politique, Laure Adler s'est donc penché sur lui...

Bruno Latour en 1995
Bruno Latour en 1995 © Getty / Louis Monier

Anthropologue et philosophe des sciences, Bruno Latour enseigne à Sciences-Po Paris. Il est également directeur du médialab et du programme SPEAP (Programme d’expérimentation en Arts Politiques).

Il réfléchit sur le monde moderne, sur ses paradoxes et ses contradictions, sur la science et la technique, sur les constructions sociales comme la religion ou le droit. Il arrive donc en terrain conquis avec cet ouvrage, explorant le mythe grec Gaïa et son pendant occidental, la Nature, Face à Gaïa. Huit conférences sur le nouveau régime climatique aux Éditions La Découverte.

Peut-être peut-il nous éclairer sur les bouleversements que nous sommes en train de vivre ? Gaïa, comme elle a été nommée par les Grecs durant l’Antiquité, est expliquée par Bruno Latour. Elle est « le système fragile et complexe par lequel les phénomènes vivants modifient la Terre ». Pour nous autres, Gaïa, c’est la Nature, la Terre-mère, la Terre nourricière. Mais nous confondons tout. La nature aujourd’hui a pris une place prépondérante dans nos vies alors qu’elle a déserté nos villes. Elle est menacée et les médias télévisuels, radiophoniques et écrits ne cessent de nous le rappeler. Face à Gaïa ainsi que l’un de ses ouvrages réédités récemment Politiques de la nature : comment faire entrer les sciences en démocratie aux Éditions La Découverte (1999) pointent du doigt les possibilités et les impératifs de la politique envers la science et l’environnement.

Pastille sonore : Olivier Cadiot

Choix musicaux :

  • Michelangelo Falvetti, Il diluvio
  • Universale, Air de l'eau

Archive :

  • Archive Ina du 3 février 1988 : Pierre Bourdieu parle des différends qui animent les sciences sociales en général (au micro de Roger Chartier)

Générique : Veridis Quo des Daft Punk

Les invités
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.