Qui de mieux que l'anthropologue Philippe Descola pour réfléchir la crise mondiale que nous traversons? Professeur au collège de France et titulaire de la chaire d'anthropologie de la nature , il développe une pensée singulière des rapports entre humains et non humains.

L'anthropologue Philippe Descola sur France Inter dans le Grand Entretien le 16 novembre 2017.
L'anthropologue Philippe Descola sur France Inter dans le Grand Entretien le 16 novembre 2017. © Capture d'écran/YouTube/France Inter

Philippe Descola est l'anthropologue français le plus connu dans le monde, il est présenté comme le digne successeur de Claude Lévi-Strauss dont il a été le disciple. Dans un entretien qu'il a donné au journal Le Monde le 20 mai dernier , il explique que nous sommes devenus des virus pour la planète depuis la dérive de la mondialisation. 

Il base son approche sur la relation entre l'homme et son environnement qu'il développe notamment à l'intérieur de son ouvrage Par-delà nature et culture en insistant sur les ressemblances et contrastes entre ces deux entités. 

Pour lui, les notions de nature et de culture ne sont pas antinomiques et surtout l'une ne l'emporte pas sur l'autre comme il est courant de le croire dans l'Occident moderne. Il appelle à une prise de conscience pour envisager une « politique de la Terre ». 

Le documentaire Composer les mondes, réalisé par Eliza Levy, propose de mettre des images sur la pensée de l'anthropologue. Le film se concentre sur les témoignages de chercheurs qui se servent de sa boîte à outils, et qui seront présents lors de projections-débats organisées en septembre prochain. 

Dans la nouvelle formule de l'Heure Bleue, un texte est proposé par nos invités. Philippe Descola a choisi Cent ans de solitude  de Gabriel Garcia Marquez. Lecture par Dominique Blanc. 

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