Quand une philosophe rencontre l’un des plus grands neurobiologistes contemporain, cela donne un dialogue et des réponses aux questions de Laure Adler dans l'Heure Bleue.

Blocs de nuages ​​formant des visages opposés dans le ciel, pour illustrer l'Intelligence Artificielle
Blocs de nuages ​​formant des visages opposés dans le ciel, pour illustrer l'Intelligence Artificielle © Getty / Colin Anderson

Sur l'intelligence artificielle, et les machines qui seront bientôt tout à fait capables de prendre des décisions. Il est donc urgent de s’y préparer, alerte notre première invitée, Catherine Malabou. Selon la philosophe, il n'existerait presque plus de frontières entre le naturel et l'artificiel. Dans son essai "Métamorphoses de l'intelligence : que faire de leur cerveau bleu ?" aux Editions PUF,  elle y présente une histoire critique de la notion d'intelligence telle qu'elle émerge du champ de la psychologie expérimentale au tournant du XIXème siècle et fait le choix d’une attitude ouverte : comprendre avant de crier au loup cybernétique. 

Est-ce que les machines seront capables d'aimer le "beau" ? Peut-être que Jean-Pierre Changeux donnera une réponse. En tous les cas, l'auteur s'est posé d'autres questions dans son livre "La beauté dans le cerveau" aux Editions Odile Jacob, une synthèse de plusieurs décennies de réflexion, où il revient sur le processus créatif, tentant de comprendre les mécanismes neuronaux qui interviennent dans l'appréciation de l'harmonie des parties avec le tout, dans la musique comme dans la peinture. Une réflexion sur le beau dans le domaine des neurosciences car le temps n'est pas encore venu, écrit-il, où l'on pourra donner "une définition neurobiologique du beau".

Choix musical de Catherine Malabou : Jeanne Moreau avec  "India Song"

Extrait de film : "Her" de Spike Jonz

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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