Trois ans après "2084 : la fin du monde", l’écrivain algérien signe son retour avec "Le Train d’Erlingen" et continue de pointer sa plume contre l’extrémisme religieux.

Boualem Sansal, écrivain, pendant la conférence sur «Israël, un avant-poste de l'Europe», organisé par le journal Il Foglio le 17 novembre 2016 à Rome, en Italie.
Boualem Sansal, écrivain, pendant la conférence sur «Israël, un avant-poste de l'Europe», organisé par le journal Il Foglio le 17 novembre 2016 à Rome, en Italie. © Getty / Stefano Montesi / Corbis

Après une formation d’ingénieur et un doctorat en économie, Boualem Sansal devient haut fonctionnaire au ministère de l’Industrie algérien. Débutant l’écriture en 1997, il publie Le Serment des Barbares (1999), une amère chronique de la société algérienne des années 1990, alors plongée dans la guerre civile entre islamistes et forces armées.
Ses prises de positions critiques envers la politique du président Bouteflika vont le faire renvoyer du ministère de l’industrie en 2003. Depuis il alterne romans, essais et prises de paroles, continuant de résider en Algérie.

L’auteur signe donc son retour, en cette rentrée littéraire, avec le Train d’Erlingen ou la métamorphose de Dieu, au éditions Gallimard. Il y est question d'un petit livre intitulé le Traité des trois imposteurs : Mahomet, Moïse et Jésus, avec comme toile de fond l’attentat du 13 novembre 2015.

Dans le cadre du Festival de Blois, Boualem Sansal interviendra lors d'une conférence intitulé "Pour en finir avec l'hypocrisie du discours contre l'islamisme".

"La Sécurité sociale, les congés payés et tout le toutim, c'est le cancer des nations civilisés, ça rend débile" disait l'oncle Gustav. Il adorait philosopher avec un drapeau à la main : "si on enlève à un homme le souci de la sécurité et celle de son pays, il n'est plus un homme mais un mouton", "La liberté est un tout, son coeur est la fierté d'être responsable de soi et de sa famille"

Extrait : Le Train d'Erlingen ou La métamorphose de Dieu, chez Gallimard.

Pastille sonore : Kamel Daoud 

Choix musical : Al Rayah de Dahmane el Harrachi, chanté par Rachid Taha

Archives : 

Archive Ina du 1er janvier 1941 :  Albert Camus lit le début de L’étranger 

Archives INA du 28 mars 1967 : Kateb Yacine explique qu’il souhaite que le poète prenne la place du prophète 

Générique : Veridis Quo des Daft Punk

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