l’Heure Bleue a choisi ce soir de partager ses deux coups de cœur de la rentrée littéraire, avec deux premiers romans : "La petite dernière" de Fatima Daas (Notabila) et "La fille du père" de Laure Gouraige (P.O.L.).

Ombres sur une plage de sable d'un père, d'une mère et de leur enfant.
Ombres sur une plage de sable d'un père, d'une mère et de leur enfant. © Getty / d3sign

L’une, Fatima Daas est née en 1995 à Saint -Germain-en -Laye  de parents algériens venus s’installer à Clichy- sous-Bois. Titulaire d’un Master de création littéraire à Saint Denis Paris 8, elle grandit dans une famille nombreuse. 

L’autre, Laure Gouraige est née en 1988 et  a soutenu un mémoire de philosophie sur le théologien anglais du moyen-âge Guillaume d’Ockham. 

Toutes les deux publient en cette rentrée littéraire leur premier roman : 

La petite dernière de Fatima Daas est le monologue d’une jeune femme de 25 ans qui se cherche. Toujours à côté, jamais là où elle devrait être. Le livre relate la complexité de ses relations avec sa famille musulmane et pratiquante, avec l’école et avec sa sexualité aussi. Dans sa quête d'identité, elle dit être une « féministe intersectionnelle ».

« Le monologue de Fatima Daas se construit par fragments, comme si elle updatait Barthes et Mauriac pour Clichy-sous-Bois. Elle creuse un portrait, tel un sculpteur patient et attentif… ou tel un démineur, conscient que chaque mot pourrait tout faire exploser, et qu’on doit les choisir avec un soin infini » Virginie Despentes

La fille du père de Laure Gouraige, raconte l’histoire d’une jeune femme tout juste trentenaire qui décide le jour de son anniversaire de dire ses quatre vérités à son père :  

"Sur toi, je ne peux pas dire que le beau".

S’en suit la libération par les mots de la douleur d’une relation toxique qui dure depuis l’enfance.

Les deux invitées de l'Heure Bleue ne ménagent pas leur lecteur tant les thèmes qu’elles évoquent sont délicats, elles font plus que ça, elles ouvrent une brèche pour continuer de questionner par l’écriture nos rapports à l’autre et au monde. 

Choix musical :

Mystère et suspense -  Fonky Family –

Archive Ina du 8 février 1967 : Jacques Lacan à propos de l’inconscient et du problème d’Œdipe 

Archive non identifiée  : Marguerite Duras  à propos de la jalousie de soi dans l’écriture 

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