Ernest Pignon-Ernest est chez Laure Adler ce soir ! Nous avions besoin de prouver que l’on peut associer poésie et art urbain…

Ernest Pignon-Ernest à Saint-Malo en 2011 pour le festival de littérature "Etonnants Voyageurs"
Ernest Pignon-Ernest à Saint-Malo en 2011 pour le festival de littérature "Etonnants Voyageurs" © AFP / Cyril Folliot

Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien, ouvre son exposition Ceux de la poésie vécue du 8 avril au 4 juin à la Chapelle du Méjan à Arles. Un beau livre du même nom, paru aux Éditions Actes Sud, reprend l’exposition.

Ceux de la poésie vécue est un constat. Le constat que la poésie a encore de la force. Le poète comme visionnaire, comme prophète, comme explorant le vaste monde à l’aide des mots n’est pas mort. Que vivent Rimbaud, Verlaine, Baudelaire et tous les autres !

Ernest Pignon-Ernest fait un livre et une exposition pour confronter et faire résonner les mots de nos grands poètes disparus ou vivants. Précurseur de l’art urbain, Ernest Pignon-Ernest aime les mots. Il en a même rajouté un autre après son nom de famille car son vrai nom est Ernest Pignon ! On dirait un jeu, une boucle, on a envie de répéter son nom à l’infini…

L’exposition à la Chapelle de Méjan permet de faire revivre l’engagement des poètes décrits par Ernest Pignon-Ernest et ainsi de marquer encore une fois son propre engagement. Il est engagé politiquement depuis les années 70 : il a notamment dénoncé la situation des migrants par de grandes installations dessinées dans sa ville de prédilection, Nice, dans sa ville d’adoption, Paris, ou dans la France entière. L’homme peint à échelle humaine pour provoquer et capturer le passant, pour lui envoyer en pleine face l’horreur vécue par ses semblables à l’autre bout du monde, ou près de chez lui.

Vidéo Ina

Un reportage réalisé par France 3 en 1989 sur la fresque murale réalisée par Ernest Pignon Ernest sur la façade d'un immeuble de la rue de l'As de Carreau à Belfort. Ce mur figure une allégorie du dialogue entre les civilisations latine et germanique, au confluent desquelles s'inscrit le Territoire de Belfort. L’œ'oeuvre présente quarante-six personnalités qui se sont illustrées par leurs pensées, leurs actes ou leurs créations.

Pastille sonore : Jean Frémon

Choix musical :

  • "Robert le Diable" Jean Ferrat chante Louis Aragon

Musiques :

  • Gioavanna Marini Lamento per la morte di Pasolini

Archive :

  • Archive Ina de 2001 : Josette Audin , veuve de Maurice Audin, parle de son combat pour connaître la vérité sur l'assassinat de son mari
  • Archive non datée en italien : Pier Paolo Pasolini à propos du fascisme en Italie

Générique : Veridis Quo des Daft Punk

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