"Je crois qu’un décor doit respirer, vivre et bouger avec la pièce et les acteurs. Il est le gardien muet de l’histoire qui se raconte.(...)". Richard Peduzzi.

Richard Peduzzi, scénographe, à Paris, le 20 février 2015.
Richard Peduzzi, scénographe, à Paris, le 20 février 2015. © Getty / Sophie Bassouls / Sygma

Richard Peduzzi est avant tout scénographe de théâtre, d’opéra, de cinéma et des musées. Il a signé pendant plus de quarante ans la plupart des décors de Patrice Chéreau rencontré un soir d’hiver au théâtre municipal de Sartrouville. Il est aussi peintre, sa vocation première, et designer. Il a notamment dirigé l’Ecole Nationale des Art Décoratifs, puis la Villa Médicis. Il est l’auteur de très nombreuses réalisations muséographiques en France et à l’étranger, pour le Louvre, ou à la Cité interdite de Pékin. Il est aussi créateur de mobilier. 

Dans cette vie bien remplie, Richard Peduzzi prend le temps de signer le décor de "L'éveil du printemps" du dramaturge allemand Frank Wedekind sur une mise en scène de Clément Hervieu-Léger présentée pour la première fois en France et à la Comédie française, dans son intégralité, c'est-à-dire trois heures avec vingt quatre acteurs au total, alors que d'autres versions avaient effacé les personnages adultes. 

Une pièce qui avait été interdite pour pornographie à sa publication en 1891 et explorait le désir adolescent bien avant Freud. Elle ne fut jouée pour la première fois qu'en 1906 à Berlin grâce au metteur en scène Max Reinhardt. 

Selon Richard Peduzzi, dont c'est la première collaboration avec la Comédie-Française :"il fallait donc inventer un lieu unique, transformable à l’infini, en trouver le rythme et la respiration : une citadelle qui s’ouvre et se resserre dans laquelle des enfants seraient maintenus, pris au piège d’une boîte déposée entre ciel et terre ; des enfants encerclés de murs et de toitures bleus infranchissables peints aux couleurs de l’immensité."

Pastille sonore : Clément Hervieu Léger  

Choix musical : John Coltrane avec "Alabama" 

Archives : 

  • Archive Ina du 1er janvier 1948 (au micro de Robert Sadoul) :  Henri Matisse parle de la chapelle de Vence sur laquelle il travaille    
  • Archive Ina du 2 décembre 1995 ( au micro de Sylvain Augier ) : Patrice Chéreau à propos de ses parents, de la peinture comme point de départ à son travail de metteur en scène.   
  • Archive Ina du 1er août 1995 (au micro de Cécile Gilly) : Pierre Boulez à propos de sa collaboration avec Chéreau sur "Le Ring" de Richard Wagner 

Générique : Veridis Quo des Daft Punk     

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