Réalisatrice, Agnès Varda était aussi photographe et plasticienne. En 2006, elle est invitée à la Fondation Cartier pour l’art contemporain par son Directeur Général, Hervé Chandès avec "L’Île et Elles", sa première grande exposition au sein de l’établissement.

Agnès Varda à la Fondation Cartier pour l'exposition "Le grand orchestre des animaux" le 1er juillet 2016 à Paris.
Agnès Varda à la Fondation Cartier pour l'exposition "Le grand orchestre des animaux" le 1er juillet 2016 à Paris. © Getty / Julien Hekimian

Intarissable, en proie aux doutes, telle était la cinéaste qui démarra sa carrière comme photographe et se découvrit plasticienne à 70 ans.  

A la fin de sa vie, Agnès Varda disait qu'elle ne savait pas ce qui lui avait donné dans son enfance l'envie d'être artiste ou cinéaste, que son inclination vers l'art lui demeurait mystérieuse. Elle ignorait d'où elle avait tiré l'audace de se lancer dans un premier long métrage, la Pointe courte en 1955, totalement expérimental, alors qu'elle n'avait vu qu'une demi-douzaine de films dans sa vie. 

En 2003, à l’invitation de la Biennale de Venise, elle crée Patatutopia, sa première installation. Un parterre de 700 kilos de tubercules récoltés l'année précédente, ainsi qu'une vidéo. Dans les images, on voit des patates en forme de cœur que des agriculteurs ont mis de côté pour elle. Et en fond sonore sont énoncées les multiples variétés du légume modeste. C'est la première fois qu'Agnès Varda réalise une installation autre que du cinéma.

La Fondation Cartier pour l'art contemporain l'accompagne dans cette voie et lui offre ses espaces. Hervé Chandès est l'invité de l'Heure Bleue. Il parle de sa relation avec la réalisatrice, de leur amour commun de l’art. 

Je n’aime pas le terme “plasticienne”, je ne fais pas du plastique 

A retrouver aussi ce soir, Christian Boltanski et Agnès Varda sur France Culture, dans l'émission Hors Champs du 11 mai 2010. 

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