Portrait d'une femme qui n'est pas habituée à demander, qui préfère se battre seule, une femme un peu mystérieuse, qui ne prie pas, n'a pas d'amis. Elle s'appelle Félicité.

Véronique Tshanda Beya Mputu et Alain Gomis à la Berlinale le 11 février 2017.
Véronique Tshanda Beya Mputu et Alain Gomis à la Berlinale le 11 février 2017. © Maxppp / Joerg Carstensen/dpa/picture-alliance

Elle est l'héroïne du film d'Alain Gomis qui souhaitait réaliser une "ode à la femme africaine et à la femme en général", de "faire un film qui parle de la vie de tous les jours, de la majorité des gens du monde". C'est donc l'histoire de Félicité, libre et fière, chanteuse le soir dans un bar de Kinshasa. Sa vie bascule quand son fils de 14 ans est victime d'un accident de moto. Pour le sauver, elle se lance dans une course effrénée à travers les rues d'une Kinshasa électrique, un monde de musique et de rêves. Ses chemins croisent ceux de Tabu.

Au milieu du désastre, sanitaire et politique, Félicité et Tabu vont vivre une histoire d’amour immense, puisqu’elle consistera surtout à accepter l’autre comme il est et même à exiger de lui qu’il ne change jamais. Félicité, c'est Véronique Tshanda Beya Mputu. Un physique et une voix. Elle viendra illuminer de sa présence l'Heure Bleue avec Alain Gomis.

Choix musicaux : Miles Davis and Gil Evans avec ‘’I Love you Porgy‘’

Extraits de film d’Alain Gomis : "Félicité" (2017) et "Aujourd’hui" ( 2013)

  • Archive Ina du 1er août 1958 (intervieweur non identifié) : Jean Rouch à propos de son film Moi, un noir
  • Archive Ina non identifiée : Djibril Diop Mambety explique à quel point c’est facile de faire du cinéma
  • Archive Ina non identifiée : Michelangelo Antonioni parle du silence au cinéma
  • Archive Ina du 19 novembre 1994 : Nina Simone à propos de son mauvais caractère + musique Révolution

Générique : Veridis Quo des Daft Punk

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