Qui n’a pas encore vu un film de Gus Van Sant ? Qu’il se dénonce ! Il devra aller voir "Don't worry, he won't get far on foot", le dernier film de Gus Van Sant, qui sort le 4 avril 2018.

Gus Van Sant à la première de "Don't Worry, He Won't Get Far on Foot"
Gus Van Sant à la première de "Don't Worry, He Won't Get Far on Foot" © Getty / Alexander Koerner

Il est obligatoire d’avoir vu au moins un film de Gus Van Sant dans sa vie, si ce n’est Elephant (2003), inspiré de la fusillade de lycée de Columbine en 1999 ou tout du moins Harvey Milk avec Sean Penn (2008). 

Il nous revient aujourd’hui compléter sa filmographie avec le film Don't worry, he won't get far on foot présenté au Festival du film de Sundance 2018. Le film retrace la vie du dessinateur américain paraplégique John Callahan. Il est directement basé sur l’autobiographie de John Callaghan et en reprend le titre.

Avec des stars telles que Joaquin Phoenix, Jonah Hill, Rooney Mara, Jack Black et Beth Ditto, le film sort le 4 avril au cinéma. Va-t-on y retrouver la poésie d’Elephant ou de Last Days (2005), dans lesquels la réalité est dépassée, dans lesquels la réalité est utilisée et non retranscrite ? Ou être plutôt du côté de la bombe Harvey Milk, au plus près de la réalité, se voulant plus réelle, en reconstituant des archives pour se rapprocher d’une certaine idée du “vrai” Harvey Milk ? 

Avec Joaquin Phoenix jouant John Callaghan, alcoolique devenu tétraplégique et par le travail de ses mains devenant un célèbre dessinateur de bande dessinée, on peut s’attendre à une distanciation de la réalité, un homme qui la regarde passer, avant de s’en emparer et de la modeler à sa volonté avec ses dessins, ses bandes dessinées, mais on peut également s’attendre à cette mine maussade, régulièrement prise par l’acteur puis à ses beaux sourires qu’on attend durant tout le film.

Documents sonores :

Choix musical : 

This Guy In Love With You, Herb Alpert 

Extraits de films : 

  • Don’t worry , he won’t get far on foot (2018) 
  • Gerry (2002) 

Archives : 

Jonas Mekas, extrait de l’Heure Bleue du 6 janvier 2017 

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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