Claude Lévi-Strauss disait d’elle qu’elle avait un "cerveau d’homme" comme elle le rappelait avec malice. L'Heure Bleue consacre toute cette semaine un hommage à l'anthropologue, Françoise Héritier disparue le 15 novembre 2017.

Françoise Héritier, anthropologue, ethnologue et écrivaine.
Françoise Héritier, anthropologue, ethnologue et écrivaine. © Maxppp / Daniel FOURAY/PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Evidemment, Françoise Héritier avait le cerveau de ce qu’elle était, celui d'une femme, d'une grande femme qui se mettait facilement à la place des autres femmes, les défendait et aimait être leur amie.

Ethnologue sur le terrain, en pays Pana puis Samo (actuel Burkina Faso) au cours des années 1960, anthropologue détenant une chaire au Collège de France à partir de 1982, intellectuelle engagée et écoutée dans la cité, Françoise Héritier fut d'abord formée comme historienne et géographe. 

Au centre de ses recherches, figurait l'étude des fondements universels de la domination masculine : "on dit qu'un homme ne peut pas épouser telle ou telle femme. Mais il n'est jamais dit qu'une femme ne peut pas épouser tel ou tel homme. En fait, les femmes n'ont jamais été des sujets de droit parlant dans les textes historiques". Militante pour les droits des femmes et la lutte contre le sida, Françoise Héritier laisse une oeuvre considérable sur la compréhension du monde et les racines de la violence contemporaine. 

Lecture par Dominique Blanc : "Le sel de la vie : lettre à un ami" paru aux Editions Odile Jacob. 

Musique : Edith Piaf avec "La vie en rose" 

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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