” Personne ne peut porter longtemps le masque “, tels étaient les mots de Sénèque. Les photographies de Charles Fréger quant à elles, le portent. mais qui se cache derrière ?

Negritos de Huayllay, Pérou - Cimarron
Negritos de Huayllay, Pérou - Cimarron © Charles Fréger

"Cimarron", est un mot d’origine Haïtienne et c'est le nom que l'on donnait aux esclaves fugitifs représentatifs la résistance à l'oppression. Le photographe Charles Fréger avait choisi d'immortaliser leurs représentations dans les carnavals et les mascarades de nos jours. Un travail de plusieurs années à travers les Caraïbes et l'Amérique du Sud qui avait été exposé et que vous pouvez désormais découvrir dans cet ouvrage Cimmaron - Mascarade et Liberté.

Dans l'Heure Bleue, à découvrir aussi, une autre passion de l'artiste, un autre voyage. Au Japon cette fois-ci, où divinités et êtres surnaturels sont omniprésents. Tout au long de l’année, lors des rites masqués, le port de costumes permet de les invoquer pour demander protection, richesse et bonheur. A Lyon, au Musée des Confluences, du 7 juillet jusqu'au 25 août, Charles Fréger partagera sa passion pour les mythologies asiatiques avec des figures masquées, des collections japonaises et ses photographies contemporaines dans cette exposition "Yokainoshima, Esprits du Japon". 

Pastille sonore : Marie Darrieusecq 

Choix musicaux :

  • « Strange Fruit », par Nina Simone
  • «A Santa Barbara », par Celina y Reutilio  1949.

Archive : 

  • Archive Ina du 11 octobre 1991 ( au micro de Bernard Rapp ) : Claude Lévi Strauss à propos de sa conception du voyage en tant qu’ethnologue
  • Archive Ina du 10 mars 1981 (au micro de Philippe Némo) : Emmanuel Levinas à propos du thème du visage

Générique "Veridis Quo" des Daft Punk 

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