Jean-Jacques Lebel vient dans "L'Heure bleue" ce soir, pour son exposition “Jean-Jacques Lebel, l’outrepasseur”, présenté au Centre Pompidou du 30 mai au 3 septembre 2018.

"SUN LOVE HAPPENING" organisé par Jean-Jacques Lebel à Saint-Tropez en 1967 avec le groupe Les Soft Machines.
"SUN LOVE HAPPENING" organisé par Jean-Jacques Lebel à Saint-Tropez en 1967 avec le groupe Les Soft Machines. © Getty / Jacques PRAYER/Gamma-Rapho

Cette exposition propose aux visiteurs de voir une cinquantaine d’œuvres ainsi que de nombreux documents d’archives sur la vie et les réalisations de Jean-Jacques Lebel. Fortement engagé, il se revendique autant artiste qu’activiste. Ainsi l’art devient engagement, et l’engagement devient art. 

Il fut également un grand organisateur événements dits “happenings”, faisant participer le public à son travail. Écrivain, mais également éditeur, il publie La poésie de la Beat génération, ouvrage qui fait encore référence en littérature, composé de poésies de ses amis : William Burroughs, Bob Kaufman ou Jack Kerouac, publié chez Denoël. 

Les happenings, clé de son oeuvre

Il répond à une question du magazine du Centre Pompidou Code Couleur, sur les happenings comme prolongement naturel de son oeuvre : “Plasticien ? Cinéaste ? Écrivain ? Critique social ? Organisateur de festivals internationaux autonomes ? Concepteur de montages polytechniques ? Peu importe ce qui est inscrit sur la fiche de police dès lors qu’il s’agit d’activités trans-professionnelles qui subvertissent la loi de l’offre et de la demande et l’excédent de par leur finalité rhizomique débordante.

Comme Jim Dine, il fut l’un des précurseurs des happenings. En effet, L’Enterrement de "la Chose" de Tinguely, présenté en 1960 à Venise, est le premier happening européen. Mais contrairement aux performances que l’on connaît, porté sur l’art pour l’art ou pour l’artistique et le beau, il s’agissait dans ces happenings réalisés dans les années 60, précédant Mai 68, de porter un coup à l’ordre établi, l’ordre moral, “contre la dictature de la marchandise, contre toute autocensure en matière de sexe et de politique”. Ces happenings devinrent sa marque de fabrique au point qu’il en réalisa plus de 70 à travers le monde. Il est pour lui justement intéressant que le Centre Pompidou consacre une exposition à son travail dans le cadre de ce cinquantenaire de Mai 68. 

Le Festival Polyphonix

Il est également l'un des fondateurs en 1979, du festival pluridisciplinaire Polyphonix qui perdure encore aujourd’hui, fondé avec l’association du même Polyphonix, association autogérée par des artistes. Il est construit par de la poésie sonore, de performance, de vidéo et de la musiques. Il s’agit pour ce festival de se déplacer dans le monde entier à des endroits les plus improbables les uns que les autres, tout en se voulant extrêmement grand public et ouvert à tous. 

Pastille sonore : Kader Attia 

Choix musical : Duo des chats de  Gioachino Rossini chanté par Tom Méberky  (contre- ténor) et Gaëlle Alonso

Archives : 

  • Archive Ina de 1954 (au micro d’Emmanuel Berl et Maurice Clavel) : Georges Bataille parle de son enfance
  • Archive  du 13 janvier 1947 : Antonin Artaud  sa conférence au Vieux Colombier 
  • Archive Ina du 22 mars 1996 : Allen Ginsberg lit l’un de ses poèmes

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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